La Bataille d’Alger ! Pourquoi l’a-t-on appelée ainsi alors même que cela n’a pas été une bataille au sens où l’on entend d’habitude ce mot, c’est à dire selon la définition du Petit Robert l’action de deux armées qui se combattent. Rien de cela dans la Bataille d’Alger ! Pas de front ni même d’affrontements directs. Des uniformes, oui, mais dans un seul camp. Et, puisqu’on nage en pleine hypocrisie, il n’est même pas question de guerre puisque, officiellement, il ne s’agit que de pacification. Et pourtant l’expression s’est peu à peu imposée. D’abord sur les ondes de Radio-Alger. Puis, c’est le chef des paras engagés sur le terrain, le général Mas-su, qui va parler de «bataille », même si plus tard il a avoué trouver le terme excessif. Mais après tout, pourquoi pas ? Car l’armée française a soif de batailles victorieuses. Humiliée en 1940, chassée d’Indochine, paralysée et contrainte à la retraite à Suez, elle veut, elle doit gagner. Et, incontestablement, elle vaincra à Alger. Mais à quel prix ! A tel point que pour la plupart des historiens, ce fut en réalité une victoire à la Pyrrhus ! C’était donc en 1957. Il y a tout juste 50 ans. Un véritable tournant dans cette Guerre d’Algérie qui ne veut pas dire son nom. Pour la première fois en effet, avec la bénédiction des autorités civiles, l’armée dispose de tous les pouvoirs et lâche la bride à ses officiers qui rêvaient d’appliquer grandeur nature leurs théories de guerre révolutionnaire… Monsieur X revient donc sur ces événements et des méthodes qui feront école jusque dans la lointaine Amérique du Sud…

programmation musicale

Mouloudji / Boris Vian

Le déserteur album: Boris Vian - Chansons impossibleslabel: PolyGramparution: 1991### Rabih Abou-Khalil

Le Train Bleu album: Songs for sad womenlabel: Enja Recordsparution: 2007

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