En octobre 1996, "L'Express" annonce que Charles Hernu, décédé depuis six ans, était un agent de l'est. Une accusation extrêmement grave pour un homme qui a été pendant quatre ans en charge de la Défense de la France.

Charles Hernu a longtemps été une cible pour quelques officines louches. Personnage chaleureux aimant la bonne vie, il a aussi souvent tiré le diable par la queue et était donc susceptible d'être approché par les services secrets.

Ce franc-maçon était au cœur de la vie politique française. Proche de Pierre Mendès France et de François Mitterrand, il était une source d'information incomparable. 

Incontestablement, il s'est trouvé aux premières loges à des moments décisifs (paix en Indochine, débat sur la présence des missiles américains en Europe...). Il y avait une zone d'ombre chez lui : son attitude sous l'Occupation, période durant laquelle il a été un jeune fonctionnaire du gouvernement de Vichy. Ces péchés de jeunesse ont été exploités par les services de l'Est.

Les journalistes de "L'Express" se basent sur un document roumain qui émane directement des services secrets de Bucarest. Selon une note du KGB de 1963, Hernu, alias "André", aurait été recruté en mars 1953 par un agent bulgare, Vinogradov. Ce service d'espionnage bulgare était à cette époque une succursale du KGB jusqu'à la chute du mur de Berlin et l'implosion de l'empire soviétique en 1989-1991. 

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