Résumé de la 1ère partie : en juillet, le colonel Nasser, furieux de ne pas avoir bénéficié d'un prêt des puissances oc-cidentales pour construire le gigantesque barrage d'Assouan, a décidé de riposter en nationalisant la Compagnie du canal de Suez. En fait, ce sont surtout les Etats-Unis qui ont refusé ce prêt, en espérant ainsi éloigner l'Egypte de l'URSS. Mais c'est le contraire qui est s'est passé : non seulement Nasser a nationalisé le canal mais il a demandé à Moscou de l'aider à financer son barrage. Face à ce qu'ils estiment être une spoliation, Britanniques et Français envisagent très vite de répondre par la force. En tout cas, ils s'y préparent. Mais les choses traînent. Car les deux pays ne poursuivent pas forcément les mêmes objectifs. Pour la France, en particulier, il s'agit, selon Monsieur X, avant tout de se débarrasser de Nasser. Nasser qui arme les rebelles algériens du FLN. Nasser que les services français ont déjà essayé de liquider physiquement. Mais en vain. A la mi-octobre, un coup de main audacieux télé-guidé par le SDECE aboutit à l'arraisonnement dans les eaux internationales d'un bateau bourré d'armes chargées à Alexandrie. Des armes destinées au FLN. La collusion de Nasser et des rebelles algériens est ainsi clairement établie. Cela renforce encore le camp des durs, de ceux qui veulent à tout prix en découdre avec le dictateur égyptien. Il y a en outre le problème israélien. Israël, en effet, non sans raison, estime que tôt ou tard, une nouvelle guerre éclatera… La France, alliée traditionnelle de l'Etat hébreu, ne peut pas rester sans réagir si la menace se précise. Enfin, un dernier point : à la fin de la première partie de cet entretien, Monsieur X précise qu'une semaine après l'arraisonnement de ce bateau chargé d'armes et seulement quelques jours avant le début de l'engagement franco-britannique à Suez, une autre opération allait être engagée. Tout aussi risquée que la première. Et tout aussi illégale. Et là encore, d'après Monsieur X, le SDECE était au premier rang !

L'équipe

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.