Il a vu passer huit présidents sans jamais quitter sa prestigieuse fonction. Comment expliquer cette exceptionnelle longévité à la tête du FBI ? Retour sur un cas unique dans l'histoire de l'administration états-unienne que celle de l'irrésistible ascension d'Edgar Hoover.

Alors même que certains de ces présidents brûlaient de l'envie de s'en débarrasser, aucun n'a osé ! Que craignaient-ils ? Le tout-puissant patron du FBI a-t-il réellement exercé un chantage sur ces dirigeants, comme on l'a longtemps insinué ? A-t-il abusé de son pouvoir pour exercer une surveillance sur ses concitoyens contraire à toutes les traditions démocratiques américaines ?

C'est conservateur convaincu et farouche réactionnaire. Après la Première guerre, on lui confie le secteur très sensible des renseignements parce qu'il s'agit alors essentiellement de juguler les mouvements sociaux et de lutter contre les agitateurs de tout poil. 

Hoover inaugure alors une méthode qu'il ne cessera ensuite de perfectionner, comme le fichage systématique de ses contestataires. Il rassemble des centaines de milliers de fiches. Des gens sont appréhendés uniquement en raison de leurs opinions politiques.

Bientôt, il n'aura même plus besoin de prendre ses précautions tant il deviendra puissant et puissant et intouchable. Il savait dissimuler quand il le fallait. Il pouvait être tout pour tout le monde. C'était un brillant caméléon et savait aussi retourner sa veste. 

En 1924, il est nommé directeur du bureau des investigations à 29 ans et construit une machine policière à son image. Il se livre à une véritable épuration du service et ne garde que les (ses) bons éléments. En 1935, c'est la création sous son égide, du FBI.

Je mènerai une guerre sans merci contre les ennemis de mon pays, avec toute mon habileté pour que chaque mission accomplie soit un chef d'œuvre

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