Guatemala, Nicaragua, Salvador… Sur un territoire moitié moins grand que la France et moitié moins peuplé, les guerres civiles des années 80 ont tué 160.000 personnes et provoqué le déplacement de 2 à 3 millions d’autres. Monsieur X, qui semble très bien connaître l’Amérique centrale, nous a souvent parlé de ces pays. Et encore récemment en évoquant cette ridicule mais meurtrière guerre du foot qui a opposé le Honduras et le Salvador en 1969. Mais s’il revient aujourd’hui sur les événements qui ont ensanglanté ce dernier pays, c’est que cette guerre scélérate, pour reprendre l’expression de notre ancien ambassadeur au Salvador, Alain Rouquié, a été aussi un terrain d’expérimentation grandeur nature pour les Etats-Unis. Il s’agissait, sur fond de Guerre froide, de juguler la contagion marxiste et donc d’adresser un sérieux avertissement aux autres pays de la région qui seraient tentés de rompre avec le grand protecteur nord-américain. Et ce dossier est particulièrement actuel à l’heure où les uns après les autres les Etats d’Amérique latine virent à gauche. Une citation avant d’écouter Monsieur X. En décembre 1980, un journaliste du "New-York Times" interviewe Napoléon Duarte, un démocrate-chrétien qui vient curieusement d’accepter de présider la junte qui vient de s’emparer du pouvoir au Salvador. « Pourquoi, lui demande ce journaliste, existe-t-il une guérilla dans les collines ? » Et Duarte de lui répondre avec une grande lucidité : « 50 ans de mensonges, 50 ans d’injustice, 50 ans de frustration. C’est l’histoire d’un peuple crevant de faim, vivant dans la misère. Pendant 50 ans, ce sont les mêmes qui ont eu tout le pouvoir, tous les emplois, toute l’éducation, toutes les opportunités. »

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Colleen (Cecile Schott) et les boites à musique

label: The leaf labelparution: 2006

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