On l’a aussi appelée "la guerre des 100 heures". Un vrai conflit aussi bref que sanglant qui a causé la mort de quelques milliers de latino-américains.

Sur un continent où la frontière entre le football et la politique est extrêmement ténue, tant on ne compte plus le nombre de gouvernements renversés par l’armée après une défaite de l’équipe nationale.

Un conflit aussi bref que sanglant, qui a causé la mort de quelques milliers de Latino américains. Mais cette fièvre politico sportive qui donne libre cours au nationalisme le plus véhément, peut aussi dissimuler des motifs de conflits autrement plus sérieux. C'est le cas de cette guerre qui a opposé deux pays voisins d'Amérique centrale, le Honduras et le Salvador. 

Décryptons les vraies raisons qui ont transformé une simple compétition footballistique en une guerre qui a fait entre 3000 et 6000 morts, des milliers de blessés et la destruction de tant de maisons.

En 1969, comme tous les quatre ans, se joue la qualification des équipes de football qui veulent participer à la Coupe du monde. Le Honduras et le Salvador sont dans le même groupe et leurs deux équipes se rencontrent une première fois en juin 1969 sur le stade de la capitale hondurienne. Ça commence très mal. Les supporters honduriens sont déchaînés et la nuit précédant le match, ils font le siège de l'hôtel des joueurs salvadoriens avec un seul objectif : les empêcher de dormir. L'équipe salvadorienne est battue. Les supporters salvadoriens vont rendre la monnaie de leur pièce aux supporters honduriens au match retour. 

L'équipe du Honduras perd le match, mais ça va beaucoup plus loin. Le match continue après le coup de sifflet final. Les centaines de supporters honduriens qui ont fait le voyage sont pris à partie et molestés par la foule dans laquelle se sont mêlés des nervis d'une organisation armée d'extrême droite. Nombreux sont blessés et c'est le début d'une escalade presque inéluctable ! 

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