Félix Houphouët-Boigny proclame l'indépendance de la Côte d'Ivoire en août 1960 mais reste cependant un fervent partisan de la coopération franco-africaine, popularisant l'expression de "Françafrique".

Retour sur le parcours de celui qui a permis à la Côte d'Ivoire de proclamer son indépendance, pays dont il est resté à la tête un peu plus de trente ans entre 1960 et 1993. 

Dès le début des années 1930, Félix Houphouët-Boigny prend la tête d'un mouvement de planteurs africains hostile aux grands propriétaires colons et à la politique économique que ces derniers favorisent. En 1944, il crée le Syndicat agricole africain, anticolonialiste et antiraciste. Grâce à la conférence de Brazzaville de 1944 qui prévoit la représentation des colonies au Parlement, il est élu fin 1945, député de la Côte d'Ivoire à l'Assemblée constituante, et son syndicat donne naissance au Parti démocratique de Côte d'Ivoire, le parti qui sera toujours à sa dévotion et lui permet d'aboutir à l'indépendance du pays.

En 1946, il fait voter par les députés français une loi abolissant le travail forcé dans les colonies. Il sera d'abord très proche du Parti communiste français, avant que la guerre froide n'éclate et n'en vienne à se rapprocher de la gauche modérée, rompant avec la plupart des autres leaders africains. Car il défend une transition en douceur avec l'ensemble français, préférant coopérer pour mieux préparer l'avenir du pays sans rompre complètement avec la France. C'est à lui que l'on doit l'expression de "françafrique". 

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