Dix ans avant la chute du Mur de Berlin, certains y ont vu les prémices de la chute de l’Empire soviétique : l’invasion de l’Afghanistan par les soldats de l’Armée rouge en 1979… Ce sera leur Vietnam, avaient prédit quelques stratèges occidentaux qui avaient peut-être d’ailleurs intrigué afin de précipiter l’URSS dans le piège afghan. Et, effectivement, les Soviétiques n’en sortiront que début 1989, après dix ans d’une guerre aussi coûteuse en hommes qu’en roubles… Quelques mois plus tard, le Mur de Berlin tombera, entraînant la dislocation progressive du glacis de l’Europe de l’Est. La décision de Moscou de s’engager militairement en Afghanistan est donc une question fondamentale. Mais elle ne s’est pas imposée d’emblée. Elle a même été l’objet de longues discussions au sein des plus hautes instances de l’URSS. Et, c’est en tout cas l’opinion de Monsieur X, elle a aussi donné lieu à un certain nombre de manœuvres tortueuses où se sont affrontées les ambitions des hommes qui voulaient succéder à un Brejnev affaibli et malade. La conséquence, c’est que dans la mise en œuvre de l’opération elle-même, on a assisté à une étrange confusion. Une illustration spectaculaire en est la récente parution d’un récit exclusif dans un nouveau magazine, "Guerres et Histoire". Le témoignage hallucinant du chef du commando soviétique chargé de liquider le numéro 1 afghan : Hafizullah Amin, un dirigeant communiste qui avait pourtant été hissé à la première place par les hiérarques du Kremlin.

Timbre 1979 afghanistan
Timbre 1979 afghanistan © Radio France
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