Dominique Erulin a été l’objet de toutes les attentions de certains services de police et, en particulier, de la fameuse cellule antiterroriste de l’Elysée tant il était potentiellement subversif.

On l’appelait "le syndrome Salvador Allende", la crainte qu'un complot d'extrême droite ne s'en prenne au gouvernement en place d'un Etat. Dans l’entourage du président français, François Mitterand, au début du premier septennat, on a cultivé et nourri cette peur. La meilleure preuve en est fournie par une affaire extravagante, celle d’un ancien légionnaire, Dominique Erulin.

Est-ce que ce personnage a été impliqué dans ces affaires ? Il fréquente de nombreux éléments dans la Légion, de nombreux types d'extrême droite, il côtoie toute cette génération qui est revenue d'Indochine, avec des idées revanchardes et défendant le fantasme de la guerre révolutionnaire. Un esprit qui rêve d'en découdre avec la République et de provoquer une révolution nationale. 

Fervent partisan de l'Algérie française, il opte pour les paras. Il fait l'objet d'une enquête de la sécurité militaire et il est considéré comme un dangereux activiste d'extrême droite à cause de ses relations.  

Au fur à mesure que le général de Gaulle avance vers ce qu'il appelle l'Algérie algérienne, Herulin est partisan d'une prise du pouvoir par l'armée. Il formera le noyau dur de l'OAS et engage le combat contre le FLN. 

En 1981, quand la gauche arrive au pouvoir, Dominique Rolin est l'un des seuls à pouvoir rassembler en quelques heures des centaines d'hommes potentiellement subversifs. C'est l'époque des grands conflits sociaux, des campagnes électorales agitées, parfois violentes. Et à la fin de l'été 1982, la fameuse cellule antiterroriste de l'Elysée, il sera considéré comme une véritable menace, une cible prioritaire pour la cellule de l'Elysée qui s'attendait à ce que tôt ou tard il finisse par faire assassiner le président Mitterrand. Le pouvoir craint un coup de force perpétré par la droite la plus dure. 

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