Les Affiches de mai 68 ou l'Imagination graphique
Les Affiches de mai 68 ou l'Imagination graphique © Gallica BNF / Charles Perussaux et Bibliothèque nationale (Paris)

C’était le héros du panafricanisme et il ne rêvait que d’édifier sur son continent natal une confédération de pays africains : les états-Unis d’Afrique ! Cet homme, c’était Kwame Nkrumah, un pionnier du combat anticolonialiste, élu dès 1957 président de son pays nouvellement indépendant, leGhana, l’ancienne Côte d’Or britannique . Mais ce dirigeant emblématique était aussi l’un des porte-drapeaux des mouvements de décolonisation qui agitaient le tiers-monde après la fin de la Seconde Guerre mondiale… Il était en particulier l’un des leaders de ce que l’on a appelé laTricontinentale ! C'est-à-dire un mouvement regroupant des organisations anti-impérialistes et progressistes d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine qui était devenu assez logiquement la bête noire des puissances occidentales. D’autant plus que cette Tricontinentale était soupçonnée de rouler en réalité pour le Bloc de l’Est. Ses dirigeants étaient donc des cibles pour les services secrets de l’Ouest.

Monsieur X nous l’a dit la semaine passée, le principal animateur de ce mouvement était un ami de Nkrumah, le Marocain Mehdi Ben Barka,enlevé à Paris en 1965 et vraisemblablement assassiné. Et justement, d’après mon interlocuteur, de nouvelles informations sur cette mystérieuse affaire semblent indiquer que les services israéliens auraient été impliqués dans la disparition de Ben Barka. Mais auparavant, avant d’explorer cette piste, Monsieur X revient sur le parcours de Nkrumah. Dans la décennie 1960, le Ghanéen, déjà victime de plusieurs tentatives d’attentat, est de plus en plus menacé. Et Washington ne semble pas étranger à ces manœuvres de déstabilisation.

timbre soviétique avec le portrait de Nkrumah
timbre soviétique avec le portrait de Nkrumah © Personal collection / Personal collection

Les liens

The ghosts of Saint-Germain forest L'article sur l'assassinat de Ben Barka, de Ronen Bergman et Shlomo Nakdimon, dans le quotidien Yediot Aharonot daté du 23 mars 2015.

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