L’idée paraissait évidente : puisqu’il existait en Algérie deux organisations indépendantistes rivales , il était tentant d’attiser leur compétition et pourquoi pas ? d’essayer de se rapprocher de l’un de ses mouvements pour mieux lutter contre l’autre.

C’est ce qu’ont pensé certains dirigeants français, civils et militaires, alors que dans les années 56-57, le conflit fratricide entre le MNA et le FLN devenait chaque jour plus meurtrier. Tant en Algérie qu’en métropole.

Sur le terrain, c’est Jean Combette, le capitaine d’une SAS, une Section administrative spécialisée, qui a pris l’initiative de nouer un contact avec un chef militaire emblématique du MNA, Mohammed Bellounis. L’occasion lui paraît favorable : les Messalistes, c'est-à-dire les militants du MNA, sont affaiblis face aux coups de boutoir du FLN. Bellounis lui-même, qui commande encore une troupe de 800 maquisards, est aux abois. Retranché près du bourg de Melouza, aux confins de la Kabylie et du Constantinois, il vient d’accepter un rendez-vous clandestin avec le capitaine Combette. L’amorce d’une nouvelle alliance ? Mais un obstacle inattendu contrarie cette rencontre. Cependant le contact n’est pas rompu. Toutefois, un événement tragique, un véritable massacre, va précipiter l’évolution politique de Bellounis.

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