Les Kennedy fascinent parce qu'ils sont beaux, parce qu'ils sont riches, parce qu'ils sont puissants et presque naturellement destinés à exercer le pouvoir. Et aussi parce que la saga familiale est parsemée de drames. Ce qu'on appelle un peu trop facilement la malédiction Kennedy dans les journaux en mal de sensations.

La famille Kennedy
La famille Kennedy © Getty

C'est un nom magique, Kennedy, un nom qui fascine, qui fait pleurer et qui fait vendre : des journaux, des films, des émissions de télévision. On l'a encore constaté récemment à l'occasion de la mort dans un accident d'avion du fils de John Fitzgerald Kennedy, celui qu'on avait vu enfant suivre le cercueil de son père assassiné à Dallas et qu'on appelait alors John-John. 

Des drames et des scandales. 

Monsieur X a déjà évoqué devant moi l'histoire des Kennedy lors d'un entretien consacré à la mort de JFK. Et mon interlocuteur avait alors longuement parlé des relations du clan Kennedy avec la mafia. La mafia qui aurait aidé John Kennedy à se faire élire président des États-Unis. Nous allons y revenir. 

Mais il faudrait aussi parler des nombreuses frasques amoureuses de JFK avec des prostituées, des femmes liées au grand banditisme ou encore des call girls suspectées par le FBI d'entretenir des relations avec des agents de l'Est. Bref, des aventures sexuelles auprès desquelles les écarts de Bill Clinton semblent d'aimables batifolages. Et puis, il y a Marilyn. Marilyn Monroe, que les deux frères, John et Bob Kennedy se seraient partagé. Pire, selon un livre récent écrit par Don Wolf, Marilyn Monroe, enquête sur un assassinat. Bob aurait même été personnellement impliqué dans la disparition de la star, abandonnée par les deux frères et prête par dépit à révéler quelques secrets dévastateurs sur les Kennedy. 

Bob, justement, c'est lui qui nous intéresse aujourd'hui. Après la mort du fils de JFK, j'ai eu la curiosité d'interroger Monsieur X sur l'assassinat de Bob Kennedy en juin 1968. Savaient ils quelque chose ? Pouvait il expliquer le geste fou de Sirhan Sirhan ? Ce jeune Palestinien qui a déchargé son pistolet sur le candidat Kennedy en pleine campagne présidentielle. Et d'abord, s'agissait-il de l'initiative d'un tueur isolé ? Ou bien Sirhan n'avait il été qu'un instrument ? 

Bref, dans les services, comme l'on dit, avait on une hypothèse à formuler ou des informations précises sur l'assassinat de Bob Kennedy ? 

Comme à son habitude, M. X ne m'a pas répondu tout de suite, mais je dois supporter ces mystères, sinon ses caprices. Il parlerait à son heure. Sans doute après avoir interrogé ses anciens amis des Services, cette nébuleuse d'agents actifs ou à la retraite qu'il continue de fréquenter et qui lui permettent, semaine après semaine, de nourrir nos entretiens d'informations inédites et toujours surprenantes, même quand il n'a pas vécu personnellement les affaires qu'il me raconte. 

Ce soir là, lorsqu'une nouvelle fois nous nous sommes rencontrés, monsieur X a posé un dossier devant lui. Il y avait écrit en lettres rouges Robert Kennedy. D'où venait ce dossier ? Mon interlocuteur a refusé de me le dire et d'ailleurs, monsieur X, se fiant à sa mémoire, ne l'a pas ouvert une seule fois. Mais ce qu'il contenait, assurément, était explosif. 

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