Une guerre peut en cacher une autre… Il ne fait nul doute que, sur un point au moins, le président Poutine a dû approuver le déclenchement de la deuxième Guerre du Golfe… Cela lui a permis d’avoir les mains encore un peu plus libres en Tchétchénie… Et je ne parle pas seulement des exactions de l’armée russe qui sont quasi quotidiennes. Non, je pense aussi à cet étrange référendum qui a eu lieu au mois de mars dernier. Un scrutin, organisé dans un pays meurtri et déchiré, d’où une grande partie de la population a fui. Un scrutin auquel les envahisseurs, c’est à dire les soldats russes, étaient autorisés à participer. Un scrutin enfin qui aurait mobilisé 85% des électeurs et se serait traduit par une approbation massive, plus de 95% en faveur de la nouvelle constitution, un score digne des meilleurs plébiscites totalitaires et, pour tout dire, stalinien. D’ailleurs, avant même le dépouillement, les officiels pronostiquaient ce chiffre magique de 95%. Difficile donc, dans ces conditions, et compte tenu des menaces sur les électeurs, de la propagande et des irrégularités de toutes sortes, d’accorder foi à ce résultat et à la sincérité du scrutin. Mais peu importe : le président Poutine s’est empressé de déclarer que la question de l’indépendance de la Tchétchénie était désormais close… Circulez, il n’y a plus rien à voir. Et le président tchétchène, régulièrement élu, lui, Aslan Maskhadov, n’a plus le droit à la parole. Il y a longtemps que Monsieur X avait promis de me parler de la question tchétchène et de son instrumentalisation par le Kremlin… Il faut en effet ne pas oublier que les deux derniers présidents russes, Boris Eltsine et Vladimir Poutine, ont conforté leur pouvoir ou même accédé au pouvoir grâce à la guerre en Tchétchénie.

programmation musicale

Françoise Hardy

La terre label: Virgin### Rolling Stones

Don't stop label: Virgin### P Lemel

Dramaturgy part 2 label: De Wolfe

L'équipe

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.