ETA logo near Mendaro, Basque Country, 2012
ETA logo near Mendaro, Basque Country, 2012 © Joxemai / Joxemai

La guerre a duré 50 ans… Une guerre farouche, cruelle qui a provoqué des centaines de morts. Et parmi eux, beaucoup d’innocents, frappés de façon aveugle. Cette guerre, la dernière guerre européenne de libération, c’est celle qu’a menée l’organisation indépendantiste ETA en Espagne, bien sûr mais aussi en France. Puisque notre territoire a longtemps été une base arrière pour les militants basques de l’ETA .

Aujourd’hui, les terroristes ont mis fin à la lutte armée. Mais l’organisation n’a toujours pas été dissoute et elle n’a pas rendu ses armes. Alors s’agit-il seulement d’une nouvelle trêve, comme l’Espagne en a connue si souvent ? Ou bien cette paix est-elle définitive ? Bref, les indépendantistes basques les plus radicaux ont-ils enfin décidé de se battre politiquement et non plus à coup d’attentats et d’assassinats ? Monsieur X a donc décidé d’ouvrir le dense et douloureux dossier de l’organisation clandestine basque. Et d’abord de tenter de comprendre pourquoi, malgré une répression impitoyable, l’ETA a pu aussi longtemps tenir tête au gouvernement espagnol et surtout renouveler sa base militante. Une citation éclairante, avant d’entendre mon interlocuteur… Je l’ai trouvée dans un ouvrage de Jean Chalvidant, l’un des meilleurs spécialistes français de la question basque : « Chaque fois que j'ai croisé des etarras, j'ai été frappé par leur manque de pragmatisme, leur refus de voir la réalité en face, leur vision hallucinée de fanatiques dévoués corps et âmes à un co mbat sans fin ».

Luis Carrero Blanco, en 1939. L'éminence grise de Franco, assassiné par l'ETA en 1973
Luis Carrero Blanco, en 1939. L'éminence grise de Franco, assassiné par l'ETA en 1973 © Gianni Cattaneo / Gianni Cattaneo
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