On l’appelait « l’Incomparable », traduction de son prénom ourdou, Benazir. Et le magazine états-unien People magazine l’avait même classée parmi les 50 personnalités les plus belles du monde ! Mais son père, Ali Bhutto, l’appelait affectueusement, et plus simplement « Pinkie », la « petite rose ». Benazir, assassinée le 27 décembre dernier, était incontestablement la femme politique la plus glamour des deux dernières décennies du XX° siècle. Première femme à avoir dirigé un Etat musulman, elle se savait belle et en usait… En témoignait la manière dont elle jouait avec coquetterie de son voile blanc qui, parfois, recouvrait complètement sa foisonnante chevelure brune afin de complaire aux Islamistes, et, en d’autres occasions, rejeté à mi-crâne, servait au contraire à mettre en valeur cette même chevelure et le charme de cette madone orientale. Mais foin de futilité ! Béatifiée à peine morte par ses partisans, idolâtrée par les médias occidentaux, Benazir, bien qu’incontestablement courageuse, était aussi une femme implacable qui vivait dans le culte de son père exécuté par le dictateur Zia Ul Haq et rêvait de le venger. Cependant, au cours des deux périodes où elle a accédé au pouvoir, elle a accumulé les erreurs politiques et n’a jamais oublié de satisfaire ses propres intérêts. Il faudrait enfin ajouter que la seule histoire de la famille Bhutto ressort plus du feuilleton « Dallas » que d’un roman à l’eau de rose… Une façon aussi pour Monsieur X de revenir sur le destin tourmenté du Pakistan…

programmation musicale

Dr Das

Emergency Bass ### Sussan Deyhim

Daylaman album: Madman of Godlabel: Cramned Discsparution: 2000### Sound Asylum (JMPZ)

Freedom

L'équipe

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.