"Marcellin, quelle Watergaffe !" Voilà sans doute l’un des plus beaux titres du Canard Enchaîné. Et pour ceux d’entre vous qui ont oublié ou qui étaient trop jeunes, je rappelle que Raymond Marcellin était alors, en 1973, le ministre de l’Intérieur du président Pompidou. Et que le jeu de mot du titreur du journal satirique paraissant le mercredi, selon la périphrase consacrée, faisait allusion au scandale du Watergate qui venait justement d’éclater aux Etats-Unis en cette même année 73… Car il y avait des ressemblances notables : Outre-Atlantique, il s’agissait d’espionnage politique. En France, c’était la pose de matériel d’écoutes téléphoniques dans un journal qui avait la réputation de ne pas être tendre avec le pouvoir en place. Et c’est parce nous avons parlé récemment avec Monsieur X de cette affaire du Watergate, qui a coûté son mandat de président à Richard Nixon, que j’ai demandé à mon interlocuteur s’il avait des lumières sur notre Watergaffe française ! Mais, disons-le tout de suite, en ces temps où l’anti-américanisme progresse, si, aux Etats-Unis, cette tentative d’espionnage politique s’est terminée par la démission du président, en France, il ne s’est rien passé du tout. Et la Justice s’est appliquée docilement à enterrer l’affaire. Alors quels sont les dessous de cette histoire rocambolesque dans laquelle ont été impliqués des policiers de la DST, notre service de contre-espionnage ? C’est la question que j’ai posée cette semaine à Monsieur X.

programmation musicale

Paul PERSONNE

Quelqu'un appelle label: Polydor### RED HOT CHILI PEPPERS/Anthony Kiedis

By the way label: Warner### BIG YUM YUM/Martial Solal

A bout de souffle label: Microbe

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