Un flot d’images, toutes plus effrayantes les unes que les autres… Des gamins drogués aux yeux fous, dépenaillés, mais armés d’une Kalachnikov presque aussi grande qu’eux… Des hommes dont on a sectionné le poignet, « manche longue », ou l’avant-bras, « manche courte »… Des agglomérations devenues des cloaques… Toutes ces images d’horreur prises ça et là au Liberia ou chez son voisin, la Sierra-Leone. C’est à dire l’émergence dans les années 90 d’une nouvelle barbarie. Viols, massacres de masse, torture, cannibalisme, Et comme une épidémie, le mal gagnera d’autres pays africains, la Guinée, le Rwanda, le Congo, se juxtaposant à une autre terrible pandémie, celle du Sida… Un seul chiffre : les spécialistes estiment qu’au terme de la prochaine décennie, 55 millions d’Africains seront morts du Sida. Mais revenons au Liberia, le mal nommé. L’explosion se produit en 1989 lorsqu’un «Warlord », un Seigneur de la Guerre, Charles Taylor, inaugure un nouveau genre de conflit en Afrique : la guerre de rapines. Comme elle a pu exister au temps de la Guerre de Trente ans, lorsque des chefs de bandes ravageaient l’Europe, massacrant, violant, pillant et échappant à leurs commanditaires, les princes européens. Une comparaison d’autant plus troublante qu’au Liberia aussi des intérêts étrangers ont attisé le feu. Et pas seulement des intérêts africains. Les anciennes puissances colonisatrices de la région, dont la France, ont joué un rôle néfaste dans cette guerre civile qui a provoqué la mort de 250.000 Africains. C’est en tout cas l’opinion de Monsieur X.

programmation musicale

Junior Cony

Final War album: "Inna Roots Tradition"label: Piasparution: 2001### IAM

Tam Tam de l'Afrique album: Anthologie, 1991-2004label: Delabelparution: 2004

L'équipe

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