L'armée rouge japonaise est une organisation révolutionnaire qui, au début des années 1970, a perpétré de nombreuses opérations terroristes. Une rébellion post-68 qui a pris un caractère original au Japon, un mouvement de contestation, d'inspiration marxiste, qui a traversé les continents.

Fusako Shigenobu (D), Chef de la guérilla de l'Armée rouge japonaise avec le terroriste japonais Kozo Okamoto, photo du 21 juin 1985
Fusako Shigenobu (D), Chef de la guérilla de l'Armée rouge japonaise avec le terroriste japonais Kozo Okamoto, photo du 21 juin 1985 © AFP / Archive

Elles s'appelaient 'Mademoiselle Neige' ou 'Mademoiselle Pleine lune'... Elles étaient belles, délicates, élégantes, raffinées. C'étaient pourtant de redoutables terroristes qui ont longtemps tenu en haleine les polices du monde entier. Et 'Neige', qu'on nommait aussi 'la Reine rouge', n'a été arrêtée qu'en l'an 2000, après 30 ans de clandestinité.

Toutes deux, et bien d'autres, étaient des militantes du Nihon Sekigun, c'est à dire l'Armée rouge japonaise, une organisation révolutionnaire qui, à partir du début des années 70 a perpétré des dizaines d'opérations terroristes de toutes natures.

Comme les Brigades rouges italiennes, la Fraction armée rouge allemande et dans une moindre mesure Action Directe en France ou les Cellules communistes combattantes en Belgique, l'Armée rouge japonaise est née des révoltes étudiantes de mai 68. Un mouvement de contestation inspiré par le marxisme, qui a traversé les continents, puisque aux Etats-Unis aussi, les campus ont flambé.

Mais, au Japon, à cause des traditions locales et également d'un passé récent particulièrement violent, cette rébellion a pris un caractère original et internationaliste... C'est ce qui a surtout retenu l'attention de Monsieur X., et l'histoire si étrange de Fusako Shigenobu, cette terrible Reine rouge...

Programmation musicale

  • Tomuya  La bicyclette
  • Francis Silkestone & Jay Michaels  Zen Garden 1

Bibliographie

Les fanatiques. Histoire de l'armée rouge japonaise de Michaël Prazan, Seuil (2002)

L'équipe
Contact