Plaque commémorative sur la maison natale de Jean Zay à Orléans
Plaque commémorative sur la maison natale de Jean Zay à Orléans © Parisette ©Wikimedia Commons

Ce fut un grand ministre et un innovateur. Mais condamné ignominieusement par le régime de Vichy et emprisonné, il a fini assassiné par la Milice alors que la France se libérait.

A l'occasion de la sortie du livre de Gérard Boulanger, "L'affaire Jean Zay, la République assassinée " , nous proposons la rediffusion de l'émission que nous lui avions consacrée en 2004 :

Cet homme qui fut un des plus grands ministres de la République est aujourd’hui un quasi inconnu, même si quelques établissements sportifs ou scolaires portent encore son nom. Je veux parler de Jean Zay , victime symbolique de la haine du régime de Vichy, assassiné il y a 60 ans par les tueurs de la Milice quelques semaines avant la libération de la France. Pourquoi parler de lui aujourd’hui ? Parce que le livre de souvenirs de ce jeune ministre de l’éducation nationale du Front populaire, coédité par France-Inter, reparaît opportunément aujourd’hui. écrit en prison, c’est l’ouvrage d’un homme éclairé, imaginatif, épris de justice sociale et qui, au-delà de la mort, a marqué de son empreinte denombreuses réformes mises en place à la Libération . Citons au hasard la réforme en profondeur de notre enseignement, la création du CNRS, du Festival de Cannes, du Palais de la Découverte, la Réunion des théâtres nationaux ou encore de l’ENA parce que disait-il, il voulait qu’un fils d’ouvrier puisse devenir préfet ou ambassadeur…

Mais, si j’ai demandé à Monsieur X d’évoquer ce personnage emblématique, c’est qu’il se trouve aussi, bien malgré lui, au centre d’un complot qui a permis au maréchal Pétain de s’emparer plus aisément du pouvoir et de liquider la République. Enfin, il y a les circonstances mêmes de la mort du ministre… Qui a ordonné son assassinat ? Et pourquoi ?

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