Où finit le journalisme et où commence la désinformation ? C’est à dire la divulgation intentionnelle de fausses nouvelles… En ces temps si hasardeux, il n’est pas inutile de se poser la question, tant est grande la tentation de manipuler les opinions… Mais Monsieur X m’a proposé de remonter un peu en arrière… Car les spécialistes incontestés de la désinformation ont été les Soviétiques. Et, nous l’avons vu il n’y a pas si longtemps en parlant de l’irrésistible ascension de Poutine, il semble bien que les vieilles méthodes du KGB n’ont pas été oubliées en Russie. En URSS, la désinformation faisait partie de ce que les stratèges de l’espionnage appelaient les « mesures actives ». C’est à dire les méthodes destinées à tromper l’adversaire… Marcel Chalet, qui fut le patron de notre service de contre-espionnage, en donne un parfait exemple dans un livre intitulé "Les visiteurs de l’ombre". Je le cite : "On fabrique par exemple un personnage, si on ne l'a pas sous la main, qui est supposé avoir des informations privilégiées grâce à des circonstances particulières, à son propre talent ou à son esprit d'initiative - provenant de milieux proches du pouvoir. Et ce monsieur va colporter jusqu'au niveau souhaité les informations qui lui auront été distillées, en parfaite connaissance de cause. C'est une sorte de diplomatie parallèle qui sera ainsi mise en place, l'agent d'influence rapportant comme le ferait un ambassadeur les « confidences » reçues de personnalités bien placées." L’un de ces personnages évoqués par Marcel Chalet s’appelait Victor Louis. Mort en 1992, ce journaliste soviétique, qui travaillait essentiellement pour la presse occidentale, a été l’un des as de la désinformation… Mais était-il pour autant un agent stipendié du KGB ? Monsieur X répond dans un instant.

programmation musicale

Michel Jonasz

Vieux style album: - Où vont les rêves -label: Capitolparution: 2002### Deadly Avenger

We took Pelham label: Pias### Mellow

Take me higher label: Atmosphériquesparution: 2002

L'équipe

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