"Mais qu’est-ce qui lui a pris ?" Telle a été la réaction générale, tant en Grande Bretagne qu’en Allemagne, lorsqu’on a eu connaissance en mai 1941 de l’extravagant voyage de Rudolf Hess qui, en pleine guerre, a pris la folle décision de se rendre en Ecosse. Et en prenant des risques considérables, car le numéro 3 du régime nazi, aux commandes de son Messerschmitt, a effectué un vol de 1300 kilomètres et défié la défense anti-aérienne écossaise, avant de se rendre compte que le terrain où il avait choisi d’atterrir n’était pas éclairé. Il a donc décidé de sauter en parachute près du château de Lord Hamilton, auquel il avait prévu de remettre une proposition écrite de paix séparée entre le III° Reich et le Royaume Uni. Une mission qui méritait donc, selon lui, de braver tous les dangers.

The wreckage of Rudolf Hess' Messerschmitt  after crashing at Bonnyton Moor, Scotland, on May 10th
The wreckage of Rudolf Hess' Messerschmitt after crashing at Bonnyton Moor, Scotland, on May 10th © Ian Dunster / Ian Dunster

Mais s’agissait-il d’une initiative personnelle ? à l’évidence, non, nous l’avons vu la semaine passée avec Monsieur X… Rudolf Hess, qu’on présentait souvent comme le dauphin d’Hitler , était parti ave l’assentiment de ce dernier. Il avait même pris la précaution de dégager la responsabilité de son Führer… Si j’échoue, avait-il écrit à Hitler, avant de partir, vous pourrez toujours dire que je suis fou !

En réalité, ce voyage faisait partie d’un plan élaboré au plus haut niveau du III° Reich où l’on croyait à l’existence en Grande Bretagne d’un clan pacifiste et germanophile prêt à débarquer le belliciste Churchill et décidé à conclure la paix. Laissant ainsi les mains libres à Hitler qui avait déjà décidé d’attaquer l’URSS…

Cependant, nous a dit Monsieur X, Churchill n’ignorait rien de ce plan ! Car, en vérité, c’était lui qui tirait les ficelles ! Une formidable mystification !

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