À Washington, les Républicains sont de retour. Une nouvelle équipe s'est installée aux commandes… Enfin, quand je dis " nouvelle ", ce n'est pas tout à fait exact. Car on retrouve au côté de Bush junior, quel-ques poids lourds de l'équipe Bush senior. Et même des hommes qui ont travaillé avec Ronald Reagan dans les années 80… C'est pourquoi, à l'occasion de l'arrivée à la Maison Blanche de George W. Bush, j'ai demandé à Mon-sieur X d'honorer une promesse qu'il m'avait faite l'an passé, je crois… Il avait alors évoqué le destin extra-ordinaire d'Eden Pastora, celui qu'on a appelé le "Commandant Zéro ", un guérillero nicaraguayen qui a contribué à chasser le régime corrompu et tyrannique de Somoza, avant de tourner casaque et de rejoindre la contre-révolution… Et en terminant cette évoca-tion, mon interlocuteur m'avait justement promis de me parler un jour des Contras, c'est dire des contre-révolutionnaires nicaraguayens soutenus, armés et financés clandestinement par les États-Unis et l'administration Reagan ! L'affaire avait fait scandale et terni les dernières années de la présidence Reagan. D'autant qu'une autre affaire se dissimulait derrière celle des Contras : l'Irangate, la fourniture, toute aussi clandestine d'armes, à l'ayatollah Khomeiny. Autant le dire tout de suite, le président américain est passé à travers les gouttes et n'a fait l'objet d'aucune inculpation. Et les hommes qui ont été mêlés à ces deux affaires ont été ensuite pardonnés par le successeur de Ronald Reagan, c'est à dire George Bush. Le père du président actuel. Pourtant, les faits étaient autrement plus graves que les galipettes de Bill Clinton avec Monica Lewinsky ! Plus graves aussi que le scandale du Watergate qui a entraîné la chute du président Nixon. Mais, prétend Monsieur X, la vérité n'a pas encore été réellement faite sur ces deux affaires… Il nous en donne la preuve au cours de ce long entretien dont la première partie est d'abord consacrée aux Contras.

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.