Bienvenu à Privas, la préfecture de l'Ardèche, à la rencontre ds ses habitants. On vous raconte l'histoire de la coopérative qui a repris une filature de laine, on discute avec un propriétaire de cinéma, un libraire, des étudiants connectés, un rappeur, des champions de la crique ardéchose.

Bienvenue à Privas en Ardèche, en région Auvergne-Rhône-Alpes
Bienvenue à Privas en Ardèche, en région Auvergne-Rhône-Alpes © AFP / GUY CHRISTIAN / HEMIS.FR

Bienvenu à Privas : nous avons suivi le Rhône, sillonné les collines fleuries pour descendre jusqu’en Ardèche. On avait envie de savoir ce qu’il se passe dans la plus petite préfecture de France, Privas, et ses 8 000 habitants. Et en arrivant devant l’hôtel de Ville, on s’est retrouvé nez à nez devant un beffroi, comme si on n’avait pas quitté les Hauts de France. On a appris qu’un conseiller municipal du nord, avait convaincu le maire de construire ce beffroi dans les années 30. C’est le seul dans le sud de la France. En montant au sommet, à 41 mètres, la vue est imprenable sur les monts d’Ardèche et les vallées qui s’étirent sur des kilomètres. On voit aussi les maisons aux couleurs pastel et toutes les tuiles arrondies. De là-haut, on peut encore entendre le chant des cigales.

Au marché de Privas, il y a comme une drôle d’ambiance. On sent qu’une fête se prépare. Au-dessus de nos têtes, on voit des fanions de toutes les couleurs en forme de maillots de cycliste. Tous les 10 mètres on croise des vélos géants, parfois suspendus à des bâtiments publics. Privas se prépare pour le grand jour. Le passage du tour de France dans un mois, le 2 septembre. 

Ici, ça sent bon la châtaigne, Privas, c’est la capitale des marrons glacés et de la crème de marrons. Le long du marché, on croise pas mal de magasins bio, preuve de l’esprit militant qui règne ici depuis des années.

Mais aujourd’hui on va surtout s’intéresser à une histoire incroyable, celle d’Ardelaine, une autre forme de militantisme, où comment des utopistes ont monté il y a 40 ans, une coopérative pour sauver une vieille entreprise de filature de laine…

On verra aussi comment de jeunes précaires parviennent aussi à suivre des études supérieures sans quitter Privas.

On fera aussi la connaissance de deux défenseurs de la culture de proximité…L’un est libraire, l’autre projectionniste.

Bienvenue à Privas, la plus petite préfecture de France !
Bienvenue à Privas, la plus petite préfecture de France ! © Radio France / Marion Philippe

Invités : 

  • Béatrice Barras et Julien Wasykula, de la Scop Ardelaine, c'est une Scop (société coopérative et participative) historique, née dans les années 70 située en contre-bas du village de Saint Pierreville. Un groupe de huit néo-ruraux a racheté une ancienne filature de laine.  Aujourd’hui, il y a une soixantaine de salariés. Ils transforment la laine en partenariat avec les producteurs locaux. 
  • Sandrine Chareyre, conseillère départementale, et Marine Movsysian, étudiante en licence présentent le Campus connecté, cette solution qui permet aux jeunes précaires d'accéder aux études supérieures sans quitter la commune où ils vivent, souvent loin des universités.  Ils luttent contre la ségrégation spatiale en proposant à une dizaine d’étudiants de poursuivre des études supérieures sans quitter Privas.   
  • Vincent Gleuclerc, libraire à Privas, à la librairie Lafontaine 
  • Patrick Dallet, directeur et projectionniste du cinéma d'art et essai “Le Vivarais”. Avec lui, on  parle de l’importance des cinémas dans les petites villes, du danger des multiplex, de l’après Co-vid. Les privadois sont très attachés à leur cinéma.  
  • Yasco, rappeur
  • Edouard Leveugle, organisateur du championnat du monde de la crique ardéchoise et président du Kiwanis Club, et Pierre Coste, vainqueur de la 1ère édition de ce championnat du monde, nous présentent la "crique ardéchoise"
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