- Interdire Twitter à l'Assemblée Nationale... Suggestion d'un député UMP hier, en plein débat sur le mariage pour tous.

l'examen du projet de loi sur le mariage gay se poursuit à l'assemblée
l'examen du projet de loi sur le mariage gay se poursuit à l'assemblée © reuters

C'est le site internet Rue 89 qui relate l'épisode ce matin : « Privilégier les tweets sur le débat à l'intérieur de l'hémicycle est un déni de démocratie... Il faudra s'interroger sur la pertinence de maintenir les tweets à l'intérieur de l'hémicycle ».

Voilà ce qu'a dit hier Patrick Hetzel, élu du Bas-Rhin, ulcéré par les commentaires plus ou moins policés qui s'échappaient de l'assemblée. Réponse de Claude Bartolone, le président de l'Assemblée : « c'est une question plus facile à poser qu'à résoudre ».

Un exemple d'échange musclé et twitté : hier, en fin de matinée, Sergio Coronado, député EELV, adepte du live tweet écrit « Mariton absent. A quelle heure finit la messe ce dimanche? ».

L'UMP Hervé Mariton, fervent opposant au projet de loi s'agace, et le renvoie dans les cordes via Internet : « Allez donc voir ma fiche Wikipédia » sur laquelle on peut lire qu'il est de confession juive. Ambiance.

Ce show en direct sur le web a un effet : « Nous sommes tous accros au direct de l'Assemblée » titre encore Rue 89.

« Même au cinquième jour de débat », s'amuse Mathieu Deslandes, « lycéens, profs » ne débranchent pas.

Emma, 27 ans, raconte que « c'est comme une drogue ». Au réveil, elle pense #directAN, ce qui permet de suivre les débats en direct sur Twitter.

- Louis Sarkozy, lui se prononce POUR le mariage pour tous.

C’était un peu LA sensation du week-end sur Internet : alias Louis Sarkozy s'est dévoilé sur le réseau social.

Il a son propre compte, à son vrai nom, depuis le 28 janvier : avant, il utilisait un pseudo. Sur Twitter, on découvre l'adolescent de 15 ans, fils de Nicolas et Cécilia. Sur son compte : une photo de lui bien sage. Costume lunettes et en arrière plan, la tour Eiffel, son père en plein discours devant une nuée de drapeaux tricolores. A un internaute curieux de connaître sa position sur le mariage pour tous il écrit : « Moi, perso, pour ». Ces échanges ont été suivis de près par sa mère, qui demande tour à tour à son petit de retourner à ses devoirs. Et aux internautes d'être gentils avec son fiston. Ce matin, Louis Sarkozy compte plus de 6.500 abonnés.

- Pendant ce temps, le mot dièse "un gay mort" renaît sur Twitter.

C'est le Huffington Post.fr qui le raconte. Samedi soir, c'était le mot clef le plus discuté sur le réseau social. Mais cette fois, les internautes se sont organisés pour empêcher l'amplification des dérapages. « Certains d'entre eux auraient signalé les tweets haineux au ministère de l'Intérieur via la procédure mise en place récemment par le gouvernement » relate le journal en ligne. Problème : en voulant dénoncer ces dérapages, faire la « justice du web », ils ont contribué à placer le mot clef en tête des sujets discutés.

- Autre sujet débattu, rebattu sur la toile : le superbowl, aux Etats-Unis

Les Baltimore Ravens ont battu les Forty Nines de San Francisco à la Nouvelle Orléans. Le superbowl : 110 millions de téléspectateurs l'an dernier et donc une vraie manne publicitaire. Sur le web, le Journal du Geek passe en revue les pubs high-tech diffusées pendant l'émission.

Exemples : une pub de Blackberry qui a lancé 2 nouveaux smartphones dont un tactile la semaine dernière pour tenter de se relancer sur le marché. Blackberry qui aurait pu avoir des sueurs froides comme d'autres, quand le match, le show a été interrompu 35 minutes par une coupure d'électricité.

L'Equipe.fr rappelle qu'il faut débourser 4 millions de dollars pour passer ce soir là 30 secondes de publicité. « C'était 38.000 dollars en 1967 pour le premier Super Bowl » (qui ne portait pas ce nom là).

  • On dit parfois, en exagérant un peu peut être, qu'il était le précurseur des tablettes numériques : l'inventeur du télécran, André Cassagnes, est mort.

Son jeu de dessin est mythique. 100 millions d'exemplaires ont été vendus. Sur le site de l'INA, on peut redécouvrir des vidéos de l'engin avec par exemple des publicités vieilles des années 70. On y voit le boitier gris et rouge, sur lequel on pouvait dessiner. Pour effacer, il suffisait de secouer. Un clin d’œil, alors qu'aujourd'hui sur la toile, rien ou presque ne s'efface.

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