Pré-plainte sur le net : toute la France équipée

Terminées les files d'attente au commissariat, les longues minutes à fulminer, à râler : "je viens de me faire piquer mon téléphone portable et en plus, je dois faire la queue".Le système des pré-plaintes sur Internet est testé depuis 2008. Il s'est déployé petit à petit depuis janvier 2013. Aujourd'hui, le Nord, l'Est et le Sud Est de la France, dernières régions non dotées, sont enfin équipées.

Le fonctionnement :

Vous vous connectez sur le site du ministère de l'Intérieur. Vous notez vos nom, prénom, numéro de téléphone, votre problème, et le moment idéal pour votre rendez-vous. Dans les 24h à priori, vous recevez un coup de fil du commissariat qui vous propose une heure de rendez-vous. Dès votre arrivée, vous êtes pris en charge par un policier qui a déjà pris connaissance de votre dossier. Vous signez alors votre plainte, ce qui reste indispensable pour sa prise en compte. Une précision : ça marche pour les vols, escroqueries, dégradations mais pas quand il y a urgence ou agression. Là, il faut toujours aller au plus vite au commissariat.

Bientôt la fin des faux avis de consommateurs sur Internet ?

Exemple : un hôtel qui se félicite sur Internet en se faisant passer pour un client, "service exemplaire, repas fins, lits douillets, etc". Cela arrive régulièrement, c'est même organisé puisqu'il existe, rappelle les échos.fr, "des officines spécialisées en France et à l'étranger, notamment à Madagascar ou à l'île Maurice", qui fabriquent à la chaîne des avis positifs ou négatifs.Prix du service : 10 à 100 euros les 20 commentaires. Pour lutter contre, l'Association française de normalisation va mettre en place une norme. Une sorte de label bonne conduite d'ici le mois d'avril. Les sites qui respectent la loi pourront avoir leur logo. Aujourd'hui, le faux commentaire est passible de 37 500 euros d'amende pour une entreprise, de 2 ans de prison pour une personne physique. Dans les faits "rares sont ceux qui se font épingler".

La secrétaire virtuelle : nouveau job made in Internet

"De plus en plus de travailleurs indépendants allemands qui n'ont pas les moyens de se payer une secrétaire" en chair et en os se payent son avatar... Une assistante virtuelle. Pas de contact, juste quelques mails et quelques coups de fils pour se parler explique Slate.fr La plupart de ces secrétaires sont des femmes, originaires souvent d'Europe de l'Est. Elles sont payées à l'heure... voire à la minute pour limiter les coûts au maximum. De là à y voir une exploitation...

Même les particuliers s'y mettent pour organiser leurs vies, chercher un appartement, surveiller une enchère sur ebay, etc. Des sites internets se sont spécialisés dans la location de ces secrétaires virtuelles.

L'UMP a son Harlem Shake

L'UMP a créé son Harlem Shake, vidéo virale où les gens se mettent à danser frénétiquement. Pour cette vidéo, cela se passe dans une permanence du parti.Pas de déchanchement sexuel, mais un "jeune pop" qui tient une plante et un autre qui brandit un extincteur. On pense forcément au lip dub de l'UMP, copieusement raillé, rebaptisé "lip daube" sur Twitter en 2009. On pense aussi à la vidéo "le changement c'est maintenant", oeuvre du PS pour soutenir François Hollande. Des vidéos où les partis tentent de s'approprier les nouvelles technologies, rappelle le Huffington Post. Le résultat est souvent ridicule... L'avantage du Harlem Shake, c'est que le but, c'est d'être ridicule... Du coup, "difficile de se tromper".

Internet bientôt pour les animaux?

Le projet est du chanteur britannique Peter Gabriel. C'est très sérieux... Il est d'ailleurs soutenu par des scientifiques, des spécialistes du langage des dauphins par ex. Peter Gabriel explique : "je travaille avec des musiciens qui viennent des quatre coins du monde. Parfois nous ne parlons aucune langue en commun. Nous nous asseyons derrières nos instruments et ça devient une manière de se connecter les uns aux autres". Pour Internet, on ne sait pas encore avec précision comment ça va marcher, mais un écran tactile pour dauphins doit être notamment développé.

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