- Des données médicales confidentielles se baladent sur la toile.

Et si, en cliquant sur le web, vous pouviez savoir dans quel service est hospitalisé votre voisin, son numéro de sécurité sociale, ses prescriptions ou ses antécédants médicaux ? Actusoins, site de l'actualité infirmière a mené l'enquête (relayé par Rue89).

Pour écrire un article, Thomas Duvernoy et Leïla Minano tapent le nom d'un médecin sur Internet et tombent alors "sur une prescription signée de sa main, les coordonnées et les antécédents d'un patient". Intrigués, ils farfouillent en ligne et "mettent le doigt" sur des dizaines de failles. Quelques exemples : "l'Hôpital Foch de Suresne, dans les Hauts-de-Seine, le Pôle de Santé du Plateau à Clamart et Meudon" ainsi que plusieurs associations pour les personnes handicapées.  

Les raisons avancées : naïveté, méconnaissance, mais aussi recherche du moindre coût. Payer un hébergeur agréé pour abriter les données confidentielles est cher. Des petites structures préfèrent lancer leurs propres logiciels. Sans outil et sans formation .

Après publication de cette enquête, les hôpitaux prévenus se sont dits consternés. Certains ont déjà réparé leurs erreurs.

- Mettre en garde contre les dangers du net, c'est l'objectif de l'Internet Safer Day, qui débute aujourd'hui.

Des formations, des campagnes de sensibilisation sont organisées partout en France et dans des dizaines d'autres pays.

Sur le clip de l'opération, on voit un monstre à crêtes, les dents pointues, un peu dinosaure sur les bords. Il se moque d'un copain sur un réseau social... une moquerie qui se retournera contre lui.

Le but de l'Internet Safer Day, c'est de dire qu'Internet n'est pas une jungle ou une zone de non droit.

Il y a des règles : respect pour les autres, prudence et formation nécessaires. Un message particulièrement adressé aux jeunes. Selon une étude IFOP commandée par RSA France, 9 jeunes sur 10 ne peuvent pas se passer du web au quotidien. Ils s'estiment prudents, mais se font piéger régulièrement.

Par exemple : ils ouvrent des mails d'expéditeurs inconnus ou confient facilement leurs mots de passe à des proches.

- Facebook a sa carte bleue.

Bleue par la couleur. Ce n'est pas encore une carte bancaire, mais une carte cadeau. Depuis vendredi dernier, raconte le site internet écrans.fr, les Américains peuvent payer leurs courses dans plusieurs magasins partenaires. Facebook pourra savoir désormais ce que l'on achète et avoir une idée du poids de notre porte monnaie.

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