Chavez est mort : le web entre hommage et critique

Sur le site officiel du président du Vénézuela, "Hugo Chavez, corazon de mi Patria", la une est consacrée au peuple. Une photo de femme prend presque toute la place. Les mains levées vers le ciel, une foule le poing levé autour d'elle, un portrait du Commandante hissé au dessus des visages. La légende dit "Caracas. 18 février. Le President Chávez revient au pays"... L'espoir d'une guérison totale. Un peu plus bas sur le site, Nicolas Maduro, vice président du Venezuela, héritier désigné de Chavez, annonce sa mort dans une vidéo.

"Chers compatriotes", dit il, "à 4h25 de l'après midi, aujourd'hui 5 mars, le commandante, le président Hugo Chavez est mort". Une vidéo retransmise par toutes les télévisions du pays et par de nombreux sites internet français ce matin.

Libération.fr propose ainsi une frise en photo et vidéos, de la carrière d'Hugo Chavez, avec par exemple son coup d'Etat raté de 1992 ou les clips de campagne diffusés en 1998, avant sa première élection à la présidence.

Libération met aussi un lien vers la constitution bolivarienne et participative portée par Chavez avec des droits à la santé, à l'éducation, au travail et des droits aussi pour la minorité indienne. "Adios" en lettres rouges : c'est la Une du Huffington post qui propose aussi un dossier complet avec le parcours de Chavez retracé en 20 vidéos. Parmi elles, son discours enflammé à l'ONU contre l'hégémonie américaine, quand il compare Georges Bush au diable. Lemonde.fr affiche pour sa part les photos de ses partisans peu après l'annonce, leur détresse, leurs larmes.Hier, devant l'hôpital de Caracas où il était soigné des centaines de personnes ont crié "Chavez au Panthéon". Le monde.fr qui propose aussi les "photos officielles" d'Hugo Chavez. Ce matin, la police et l'armée ont été déployées, pour je cite, "garantir la paix". Les hommages se multiplient aussi sur Twitter ou "Chavez" était l'un des mots clés les plus utilisés. Le gouverneur Capriles, battu par Chavez en octobre et probable futur candidat aux élections prévus dans 30 jours, appelle "les Vénézuéliens à "l'unité" et transmet sa "solidarité" à la famille du président.

"Ce qu'il est ne meurt jamais" ajoute quand le "salue la mémoire et l'oeuvre historique du commandante".La ministre de la Justice, dit, elle, son "Amitié et son respect au peuple du Vénézuela qui dit son coeur brisé... et ses craintes du retour des injustices et exclusions"..."Adios amigo" tweet même Directeur du Front National de la JeunesseQuand certains lui rendent hommage, d'autres s'interrogent. Il concentrait tellement de pouvoirs, était-ce un dictateur? Le à ses 4 millions d'abonnés le voilà : "je me cramponne au Christ et ai confiance en mes médecins... Jusqu'à la victoire, toujours". C'était le 18 février dernier.

"Facebook expliqué aux vieux"

C'est le titre d'un livre publié demain chez 10/18. Le message : "on est tous le vieux de quelqu'un". Une fois passé le titre, provocateur, le livre du journaliste Fabien Benoit est pédagogique et offre une bonne synthèse de ce qu'est Facebook aujourd'hui. Facebook est présenté comme un Etat avec un peuple (1 milliard d'utilisateurs), des valeurs (le cool, le partage) ou encore une police qui peut censurer comme elle le souhaiteC'est un Etat capitaliste aussi, qui vend nos données personnelles à des fins publicitaires. Un exemple : quand on aime la page d'une entreprise extérieure, lL'entreprise accède à toutes nos données.Dans son interview au micro de France Inter, Fabien Benoit explique que l'on peut demander à Facebook de voir toutes les données collectées sur nous.

Facebook, pour continuer à croître doit restaurer la confiance de ses utilisateurs qui se tournent en ce moment vers d'autres réseaux. - ceux qui protègent mieux et limitent les amis à 12 par exemple- ceux qui sont jugés plus cool par les adolescents américains, comme Pheed ou Snapchat. Facebook étant considéré comme "trop usine à gaz".Pour se relancer, Marc Zuckerberg doit présenter demain une nouvelle interface.

Ecrire un SMS en marchant : une infraction aux Etats-Unis

Article de Numérama ce matin. Une étude américaine montre qu'écrire des SMS dans la rue est fréquent et dangereux. 7% des piétons regardent leur portable quand ils traversent.La police du New Jersey distribue donc des amendes de 85 dollars aux passants distraits.Seattle envisage la même réglementation.Un député du Nevada vient de déposer une proposition de loi.

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