La Neutralité du net : kesako?

L'expression est un peu obscure mais la neutralité du net nous concerne tous. Le Conseil national du numérique rend un rapport sur la question ce matin. Petit rappel d'abord : la neutralité du net, c'est un principe fondateur d'internet. Cela veut dire que les fournisseurs d'accès Free et autres Orange, doivent nous permettre d'aller sur internet, librement, sans intervention, discrimination ou blocage. Ce que certains opérateurs ont tendance à oublier.Ex : Free au mois de janvier a décidé de bloquer la publicité quelques jours pour ses utilisateurs. Certains ont pu se dire : "très bien, la publicité, je m'en passerai volontiers"... Mais le risque, c'est de voir se développer un internet à plusieurs vitesses : un rapide, sans publicité par exemple pour ceux qui ont de l'argent et un plus lent, plus envahissant pour les autres. "Pour éviter ça, "il faut inscrire le principe de neutralité du net dans la loi". C'est cela que va dire Benoit Thieulin, le président du Conseil national du Numérique, à la ministre déléguée à l'économie numérique Fleur Pellerin ce matin. Il veut que les fournisseurs d'accès soient encadrés... mais aussi les réseaux sociaux comme Facebook et les grands moteurs de recherche.

Le but : protéger la liberté d'expression et éviter, que, comme dans l'affaire du Jeu de Paume à Paris la semaine dernière, Facebook censure une photo artistique de nu, sous pretexte de lutte contre "la pornographie".

Free devra avoir déployé son propre réseau en 2018

Et ne plus utiliser celui d'Orange... Souhait de l'Autorité de la concurrence hier. Free paye très cher orange pour utiliser ses tuyaux : entre 500 et 700 millions d'euros par an. Ce qui fait râler chez SFR et Bouygues Telecom.

450 000 personnes ont déjà adopté un cardinal

Grand succès pour le site internet "Adopte un cardinal". Il a même été validé par le Saint Siège, officiellement. Le but : prier pour un cardina pour l'aider à choisir le bon Pape alors que le conclave se réunit aujourd'hui pour l'élection. A l'origine de ce site : un mouvement catholique allemand. Il suffit à l'internaute d'inscrire son nom et son adresse email. Un site français, Mission Conclave, fonctionne sur le même principe.

La grossière erreur d'une chaîne de télé danoise

Fin février, la présentatrice lance un reportage qui parle de la Syrie et de sa richesse culturelle.Derrière elle, en fond d'écran, une très belle photographe avec des minarets et des palmiers. On imagine que c'est Damas. Mais des fans de jeux vidéos ont révélé qu'ils s'agissait d'un extrait de jeu vidéo. D'Assassin's Creed. Selon le directeur de la chaîne, c'est un employé qui s'est trompé en cherchant une photo d'illustration sur internet.

Une vidéo de faux meurtre fait le buzz sur Internet

Cette vidéo a été vue plus de 5 millions de fois sur Youtube.La scène : un homme en étrangle un autre dans un ascenseur. Quand les portes s'ouvrent, quelle sera la réaction des témoins? Si une femme tape sur la tête de l'agresseur avec un bouquet de fleur, il y a aussi ce cadre en costume cravate, qui regarde la scène un peu gêné... avant de tourner les talons... Ou encore cet autre homme qui prend une photo avec son téléphone portable, sans intervenir.

Fausse vidéo donc. Succès marketing incontesté, commente le monde.fr. Qui rappelle que ce film a été réalisé pour faire la promotion d'un long métrage "Dead Man Down". "But publicitaire oui", ajoute le quotidien en ligne. Mais cela rappelle "plusieurs expériences réalisées en psychologie sociale sur la responsabilité des témoins".

Le pillage "Harlem Shake"

Le titre a été téléchargé plus de 800 000 fois. Un gateau appétissant dans lequel deux artistes aimeraient bien croquer.C'est le New York Times qui révèle l'information. Plusieurs passages utilisés dans le mix de Baauer ont été utilisés sans l'autorisation de leurs auteurs.Pour le rappeur Jayson Musson, c'est d'ailleurs plus qu'un passage qui a été repris.Lui, comme d'autres artistes n'étaient même pas au courant que leur morceau serait utilisé. Ce qui rappelle, explique le site internet du Nouvel observateur, que "toute une frange de musique underground pille des morceaux sur le net pour le sampler".

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