"Deux bombes ont explosé près de la ligne d'arrivée (...) nous travaillons avec la police pour savoir ce qui s'est exactement produit"

Message posté sur Facebook par les organisateurs du Marathon de Boston hier. Deux explosions. Trois morts. Plus de 100 blessés. Et des milliers de spectacteurs terrifiés. Certains avaient leurs téléphones portables à la main. Ils s'en sont servis.

Capture du site du Boston Globe
Capture du site du Boston Globe ©

Sur le site internet du Boston Globe, on découvre ce matin une vidéo. Un choc sourd. Une fumée grise. Un marathonien au dossard orange projeté à terre. Les gens crient. Courent. On ne sait plus qui est qui. Public ou coureur.

Les portables ont enregistré la scène. Portables pour filmer... Pas pour appeler hier. Communications téléphoniques coupées dans la zone, apprend on sur le Huffington Post. Les réseaux sociaux ont été l'un des rares moyens pour obtenir des informations. Une vidéo de 6 secondes, l'explosion en boucle, assomme les internautes. Elle est postée sur Vine, l'application vidéo de Twitter. Slate.fr écrit : "L'histoire du journalisme en ligne est marquée par des moments décisifs où le pouvoir de nouveaux outils technologiques devient évident". Celui qui publié cette vidéo n'était pas sur place. Il a filmé sa télévision. Mais ces 6 secondes jouées en boucle s'inscrustent dans la mémoire.

La vidéo de la Femen Tunisienne Amina relayée sur le net

La bande est mauvaise. Elle tressaute. Grace à sa web cam, la lycéenne, qui avait publié des photos d'elle seins nus, explique qu'elle a réussi à échapper à sa famille, qui a voulu la punir. Elle raconte qu'elle a été sequestrée, violentée, privée de téléphone et d'accès à internet. Elle ajoute qu'elle ne veut pas quitter la Tunisie avant de faire une nouvelle action de protection seins nus. Sa mère explique avoir voulu la protéger.

Une scène de crime capturée par Google Maps?

Débat, sur le net, raconte le nouvelobs.com. Une photo. Captée en vue aérienne. Un ponton sur un lac aux Pays Bas... Et une trainée rouge. Est-ce une trace de sang ? Ou simplement une ombre? Assiste-t-on au premier meurtre capturé pr l'omniscience du géant américain questionne le site. Les internautes, aussi s'interrogent.

Je twitte, je like... je parle encore?

72 mails reçus, 33 envoyés en moyenne chaque jour au travail (Source Radicati Group Mai 2011)Des ados qui envoient en moyenne 2 500 textos par mois (selon une étude de l'Arcep). Où est la discussion, la parole dans tout ça? A l'heure de l'instantané, du multi-connecté, le Festival des Conversations se lance pour la 1ère fois aujourd'hui à Paris. Une journée de discussions, de tables rondes, avec cette question : comment préserver la conversation et recréer du lien social? L'idée de ce festival, c'est de réflechir à la juste place des technologies. Il n'y a pas que du "à jeter".

Durant le festival des conversations, le tweet ne sera quand même pas le bienvenu. Entreprises, villes seront appelées à recréer des espaces de discussion "en vrai". Ex : des bancs publics plus proches les uns des autres. Ou des restaurants équipés de tables de discussions, pour que les personnes seules ne restent pas le nez sur leur portable.

Le logo du Festival des conversations 2013
Le logo du Festival des conversations 2013 © Radio France / Festival des Conversations

INFORMATIONS PRATIQUESAccès libre et gratuitNB : sur la porte est inscrit « closed » mais poussez là.Mona Bismarck34 avenue de New York - 75016 ParisMétro : Alma-Marceau, Iéna, Trocadéro - RER : Pont de l’Alma - Bus : 72, 63, 92, 32, 82

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