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Mega © Radio France / Mega

Un million de visiteurs et 500 000 inscrits en à peine 14 heures, c’est un vrai succès de communication mais en dehors de tout ce tapage, la vraie grande nouveauté, c’est le cryptage des données à la source. Pour faire simple, je suis internaute, je m’inscris sur mega.co.nz. Je dispose alors de 50 gigas d’espace de stockage sur lequel je peux déposer ce que je veux. Jusque-là rien de révolutionnaire, Google ou Dropbox proposent déjà ce type de service. Là où c’est nouveau et là où ça risque de faire hurler les ayant-droit des films ou des musiques hébergés sur Mega, c’est que les données sont cryptées directement par les internautes. Personne ne sait ce que vous hébergez à part vous. Pas de traces, des contenus dissimulés derrière des suites de chiffres, les contenus piratés deviennent du coup très difficiles à repérer.

La conférence de presse de lancement de Mega

__ C'est ingénieux mais ça marche pas si bien que ça : le site est tellement consulté depuis samedi, qu’il est très difficile de télécharger une vidéo. Ca devrait s’arranger avec le temps. Un deuxième gros bémol beaucoup plus problématique : des spécialistes du cryptage ont déjà trouvé des failles dans le système de Mega. Il est notamment possible d’entrer dans l’espace privé d’un utilisateur sans son consentement. C’est tout de même embêtant pour un site qui garantit des transferts anonymes et sécurisés. Pour la petite histoire, a choisi de sortir Mega un an jour pour jour après avoir été arrêté par des agents du FBI. Et pour célébrer l’événement, il a organisé une grande fête sur le thème hélico et commando.

La BNF fait numériser 70 000 livres et 200 000 disques par des sociétés privées

L'ensemble de l'opération coûte environ 15 millions d’euros selon des informations de la BNF. L’objectif, c’est d’une part de confier cette mission à des professionnels, des professionnels dont c’est le métier et d’autre part d’économiser de l’argent. Sur ces 15 millions d’euros, 10 millions sont pris en charge par le privé. Mais ces économies ont bien entendu des contreparties. Écoutez les explications de , c’est un des fondateurs de la Quadrature du net, un collectif de défense des libertés numériques.

La BNF et le ministère de la Culture ont fait un choix tout à fait défendable : en gros, on donne une concession commerciale à des acteurs privés pour faire des économies. En revanche, c’est la méthode qui pose problème : Marcel Rogemont est député PS. Il dénonce des zones d’ombre dans ces contrats et demande des garanties.

On ne sait pas vraiment si l'accord est équilibré. Le contenu exact des contrats n’a pas été révélé et il est donc difficile de juger. A titre de comparaison, la British library, l’équivalent anglais de la BNF a signé des accords du même type avec Google. La seule différence, c’est que les copies numériques des documents sont consultables gratuitement sur le portail internet de la bibliothèque. Ce ne sera pas le cas pendant dix ans pour les 70 000 livres et les 20 000 vinyles de la BNF.

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