Dominique Dupagne s'interroge aujourd'hui sur le rôle de l'Académie de Médecine, à l'occasion de l'affaire Hermange et de son opposition au cannabis thérapeutique.

Statue d'Hippocrate à l'Académie Nationale de Médecine (Paris)
Statue d'Hippocrate à l'Académie Nationale de Médecine (Paris) © AFP / Joel Saget

Deux informations récentes ont placé l'Académie de Médecine sous les projecteurs. La première est la nomination de Marie-Thérèse Hermange au sein de son comité d'éthique.

Or, l'ex-sénatrice est actuellement mise en examen pour avoir communiqué à un proche de SERVIER le rapport sénatorial sur le Médiator avant sa publication officielle.

La deuxième information récente est la publication conjointe par l’Académie de Médecine et l’Académie des Sciences américaines d’un rapport sur les effets du cannabis sur la santé. La qualité de ce travail est époustouflante : 10.000 publications scientifiques décortiquées pour identifier les données probantes, probables ou douteuses sur les effets thérapeutiques d’une part, et bien sûr la toxicité à court et long terme des cannabinoïdes. Or, sur le même sujet, l’Académie de Médecine française ne publie que de brefs communiqués faiblement argumentés que l’on pourrait résumer par “Pas de ça chez nous”, participant à priver les sclérosés en plaque français d’un médicament qui leur est souvent très bénéfique.

Pour le docteur Dupagne, il est temps de réformer en profondeur la vénérable institution.

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