L'agence Santé Publique France publie de nouvelles recommandations pour aider le gouvernement à mieux communiquer sur l'alcool et ses dangers.

Abus d'alcool et santé ne font pas bon ménage
Abus d'alcool et santé ne font pas bon ménage © Getty / Morsa Images

Santé publique France et l’Institut national du cancer ont été mandatés le 21 juin 2016 par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives, et la Direction générale de la santé, afin de faire des propositions pour le renouvellement du discours public sur l’alcool. Un groupe d’experts multidisciplinaires a été constitué pour élaborer des recommandations publiées le 4 mai 2017.

Il s’agissait d’arbitrer un désaccord séculaire entre le ministère de la santé, plutôt prohibitionniste, et celui de l’agriculture, qui défend terroir, gastronomie et viticulture. Un consensus avait été trouvé en 1984 autour du slogan "Un verre ça va, trois verres, bonjour les dégâts !"

Pour les experts, un verre, c’est encore trop. L’alcool serait toxique dès la première gorgée ! Magnanime, le comité considère que 10 verres de vin (ou boisson équivalente en apport d'alcool) par semaine n’exposent qu’à un faible risque de cancer ou de cirrhose, et fixe ainsi la limite d’une consommation acceptable.

Le Docteur Dupagne s'étonne d'un discours aussi alarmiste soit finalement mal étayé scientifiquement. Autant les risques liés à l’abus d’alcool sont incontestés, autant ceux induits par une consommation raisonnable sont tout simplement inconnus.

En revanche, le comité d’experts rappelle à juste titre le fléau sanitaire majeur que représente l’alcool dans notre société : cancers, maladies du foie, malformations chez le foetus, violences sociales, accidents de la route. Dominique Dupagne le suit également sur la nécessité de ne pas relâcher la vigilance sur la publicité, notamment auprès des jeunes.

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