Alors que la crise autour du médicament Levothyrox semble ne pas trouver d'issue, Dominique Dupagne revient sur l'étude scientifique qui a évalué la nouvelle formulation.

Les tests comparatifs ne permettent pas d'affirmer que l'effet du nouveau médicament sera identique à celui de l'ancien chez la grande majorité des patients
Les tests comparatifs ne permettent pas d'affirmer que l'effet du nouveau médicament sera identique à celui de l'ancien chez la grande majorité des patients © AFP / ALAIN PITTON / NURPHOTO

Le Docteur Dupagne a réussi à obtenir la publication scientifique censée démontrer la bioéquivalence entre l'ancien et le nouveau Levothyrox, c'est à dire que le nouveau comprimé est absorbé et diffuse dans l'organisme de la même façon que l'ancien.

Cette publication révèle que le médicament a été testé chez deux-cents volontaires indemnes de tout problème thyroïdien. Les prises de sang réalisées régulièrement pour mesurer le taux sanguin de l'un ou l'autre produit ont permis de comparer les moyennes d'absorption qui ne diffèrent que de 0,7%

Mais Dominique Dupagne souligne qu'il ne s'agit que d'une moyenne, qui ne nous renseigne pas sur l'impact du changement de formule pour un patient donné. Il existe de bonne raisons de penser que des variations d'effet importantes pourrait concerner de nombreux patients qui sont passés au nouveau Levothyrox.

Pour lui, les travaux scientifiques ne permettent en aucun cas d'affirmer que l'effet du nouveau médicament sera identique à celui de l'ancien chez la grande majorité des patients. C'est une simple possibilité qui n'est pas étayée par les études réalisées.

Les aspects scientifiques sont détaillés sur son blog Atoute.org.

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