Le chocolat occupe une place importante pendant les fêtes, mais il fait aussi partie de notre quotidien. Très apprécié des enfants comme des adultes pour son goût inimitable, on lui prête également des vertus pour notre santé. Qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui est faux ?

Le chocolat est-il aussi bon pour notre santé qu'on le dit ?
Le chocolat est-il aussi bon pour notre santé qu'on le dit ? © Getty / Maurizio Cigognetti

Commençons par ce qui est sûr et positif : le chocolat fond à la température de la bouche, et libère alors des arômes très agréables. C’est une des confiseries les plus universellement appréciées. Donc,  quand on aime le chocolat, il nous apporte un plaisir gustatif et donner du plaisir n'est pas une vertu négligeable. Par ailleurs, le chocolat contient des substances psychoactives, essentiellement stimulantes. Comme le café, le thé, l’alcool, le cannabis ou d’autres extraits végétaux psychoactifs, il provoque des sensations agréables chez de nombreux humains au point de causer de véritables addictions. Néanmoins, l’impact du chocolat sur le cerveau peut être très différent d’une personne à l’autre, comme c’est le cas pour pour presque tous psychotropes

Bref, ce n’est pas pour rien qu’on en offre et qu’on en consomme à une période de l’année où les journées courtes et le froid humide altèrent notre élan vital.

Côté défauts, le chocolat c’est du gras sucré, et donc, consommé en quantité, c’est plutôt de la malbouffe. Mais quelques carrés quotidiens ne peuvent prêter à conséquence chez les bien-portants. Il faut absolument se laver les dents après en avoir consommé pour prévenir les caries et ne jamais donner de chocolat à un enfant le soir au coucher. 

Pour ce qui est sûr, on s’arrête là !

Et on pourrait se demander pourquoi aller plus loin ? Mais les objectifs économiques des chocolatiers et la recherche de sujets porteurs par les médias se conjuguent pour alimenter le rêve chocolaté. Et tous les autres composants du cacao sont alors passés en revue et parés de vertus thérapeutiques qui ne sont pas démontrées, où qui sont peu compatibles avec leurs présence en quantité infime dans le chocolat.

Enfin, de nombreuses statalacons, c’est à dire des études biaisées et donc peu fiables, parent le chocolat de vertus protectrices sur le coeur, le cerveau ou les artères.  La plus belle de ces statalacons a été publiée volontairement par Franz Messerli dans le célèbre New England Journal of Medicine. Ce médecin réputé pour sa rigueur mais aussi pour son humour, y constatait la forte corrélation statistique entre la consommation nationale de chocolat dans différents pays, et le nombre de prix Nobels obtenus par ces mêmes pays. 

Malgré les nombreux indices présent dans chaque paragraphe de ce canular haut de gamme, sa conclusion a été prise au premier degré par de nombreux journalistes grand public. Et bien non, c’était une blague, le chocolat ne rend pas intelligent.

Donc, en résumé, le chocolat, on peut en manger par plaisir gustatif, ou pour rechercher des effets psychiques agréables, mais consommé en excès, c’est de la junk food. Et le reste, soit c’est faux, soit c’est douteux, soit en s’en fout !

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