Une maladie professionnelle est une affection consécutive à l'exposition chronique à un risque professionnel. Quelles sont celles qui menacent les politiques ?

Dominique Dupagne a recherché dans les listes officielles de maladies professionnelles les affections qui pourraient être rattachées à l’exercice de la vie politique. La seule qui concerne les élus semble être la tendinite provoquée par des serrages de main énergiques et répétés sur les marchés en période électorale.

Heureusement, le législateur a prévu et même étendu récemment le champs des maladies psychiques qui peuvent être reconnues comme des maladies professionnelles, à commencer par l’épuisement professionnel (burn-out en anglais)

Pour Lord Acton : Le pouvoir rend fou, et le pouvoir absolu rend absolument fou ! Cet aphorisme pose l’éternel dilemme de l’oeuf et de la poule : est-ce le pouvoir qui altère l’empathie, ou l’altération de l’empathie qui facilite l’accès au pouvoir ?

Dans une précédente émission (2012), Dominique Dupagne avait présenté une étude montrant que le conditionnement préalable d’individus pour leur donner conscience d’appartenir à une catégorie sociale supérieure augmentait leurs comportements antisociaux. Il existe donc une part acquise dans les comportements politiques.

Le pouvoir agirait plutôt comme une drogue : son exercice réveille nos instincts de primates en compétition pour la nourriture ou la reproduction. Chez les mammifères grégaires, les mâles (mais aussi les femelles) dépensent beaucoup d’énergie pour acquérir une position dominante, mais surtout pour la conserver ! Peut-on parler de folie pour quelque chose de finalement aussi naturel ?

Référence citée :

Piff, Paul K., et al. "Higher social class predicts increased unethical behavior." Proceedings of the National Academy of Sciences 109.11 (2012): 4086-4091.

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