Agnès Buzyn annonce l'arrêt imminent du remboursement des médicaments de la maladie d'Alzheimer. Malgré les avis négatifs répétés de la Haute Autorité de Santé, ces produits peu efficaces et dangereux restaient remboursés par l'Assurance-maladie et menaçaient la santé des victimes de cette maladie, souvent très âgés.

Pour le Dr Dominique Dupagne, ce déremboursement est l’épilogue d’un long combat contre un grave scandale sanitaire : ces médicaments bien plus dangereux qu’utiles menacent la santé des vieux qui perdent la tête. Cette triste réalité a été dénoncée, preuves à l’appui, par de nombreux lanceurs d’alertes dont quelques rares gériatres courageux et des associations comme le Formindep. Elle a finit par s’imposer définitivement sous la forme d’un avis officiel de la Haute Autorité de Santé en 2016 : la HAS recommandait de ne plus rembourser les médicaments anti-alzheimer, qui “n’ont plus de place dans la stratégie thérapeutique de cette maladie”.

En 2016, Marisol Touraine n'a pas suivi la recommandation de la HAS

Dominique Dupagne rappelle que Marisol Touraine, ministre de la santé en 2016, a bizarrement décidé de ne pas suivre l’avis de la HAS et de maintenir le remboursement de ces médicaments. Or le dernier médicament sauvé par un ministre après un avis défavorable de la HAS était le MEDIATOR. Quel symbole ! Le coût cumulé de ces médicaments aussi dangereux qu’inutiles dans le traitement de la maladie d'Alzheimer se chiffre en milliards d’euros, et on ne connaît pas le nombre de ses victimes. 

Des lobbys encore très actifs

Des associations et des sociétés savantes n’hésitent pas à critiquer cette décision, alors qu'elles ont reçu de larges subsides des industriels qui commercialisent ces médicaments. Les conflits d'intérêt on la vie dure.  Dominique Dupagne se félicite que Mme Buzyn ait annoncé conjointement l'augmentation du budget consacré à la prise en charge non médicamenteuse de cette maladie.

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