Dans quelques jours commence à Londres le Masters qui réunira les meilleurs joueurs de la saison et le moment est venu de répondre scientifiquement à cette obsédante question

Maria Sharapova à l'Open d'Australie en 2013
Maria Sharapova à l'Open d'Australie en 2013 © Getty / Matthew Ashton

Les braillards qui ont envahi les courts tirent-ils un avantage de leurs grognements ? Rappelez-vous le bon vieux temps où non seulement les as de la raquette ne renversaient pas dix pots de peinture sur leur tenue mais où ils tapaient dans la balle sans éructer ni hurler. Aujourd'hui, les ahanements, les couinements et les vocalisations diverses donnent parfois l'impression qu'on assiste plus au doublage d'un film à caractère pornographique qu'à un match de tennis. Maria Sharapova, par exemple, a été enregistrée à plus de 100 décibels, soit un niveau sonore supérieur à celui d'une tondeuse à gazon en plein milieu du temple de Wimbledon.

C'en est au point qu'il y a quelques années, Martina Navratilova, ex-numéro un mondiale, déclara que grogner en frappant dans la balle, c'était « tricher » : en plus de gêner la concentration du joueur adverse, le bruit masquerait des informations sur la direction et la vitesse de la balle au sortir de la raquette ainsi que l'effet qui lui est imprimé. Dans une étude publiée en 2010 deux psychologues ont donc voulu traiter de manière scientifique ce problème crucial pour la bonne marche du monde.

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