N'imaginez pas que l'expression « torsion testiculaire » décrit une roubignole tordue comme un petit pain que l'on veut couper en deux....

Il a mal
Il a mal © Getty / Howard Kingsnorth

Y a-t-il une saison plus propice qu'une autre pour se tordre le testicule ? Avant de répondre à cette question apparemment saugrenue, il faut expliquer ce qui se cache derrière...

Tout d'abord n'imaginez pas que l'expression « torsion testiculaire » décrit une roubignole tordue comme un petit pain que l'on veut couper en deux. Si torsion il y a, c'est celle du cordon spermatique qui est un peu la gaine technique de la coucougnette : c'est par là que passent les vaisseaux sanguins, les nerfs et le canal dans lequel se jettent les spermatozoïdes en sortant de leur usine.

Or il arrive que le testicule, qui jouit d'une certaine liberté de mouvement, tourne autour de ce cordon, ce qui bloque l'arrivée du sang, un peu comme un tuyau d'arrosage tordu qui ne laisse plus passer l'eau. Ce qui, paraît-il, provoque une douleur indicible, une nausée voire des vomissements.

Le tout montre bien que la nature se débrouille pour nous rappeler à quel point les bijoux de famille sont précieux et que la boîte à gamètes est quasiment la seule justification à notre existence sur Terre. La torsion testiculaire constitue une urgence médicale car, sans intervention, le testicule nécrose en quelques heures et il faut l'enlever.

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