Depuis près de dix ans, les influenceurs développent de nouveaux codes sur les réseaux sociaux. A la fois créateurs de contenus et supports publicitaires, ils mélangent les genres, sans toujours respecter les règles éthiques élémentaires.

L’apparition de cette nouvelle "profession" bouleverse le marché publicitaire tout en prenant de court une réglementation désormais obsolète.
L’apparition de cette nouvelle "profession" bouleverse le marché publicitaire tout en prenant de court une réglementation désormais obsolète. © Getty / Anastasiia Krivenok

Ils utilisent Instagram, YouTube, TikTok ou Snapchat pour produire du contenu : conseils beauté, mode, expertise photo, astronomie ou vulgarisation scientifique... Tous les domaines existent, même le plus simple, le journal extime, qui consiste à exposer sa vie à un large public d’abonnés. Ces producteurs de contenus, apparus sur les réseaux sociaux depuis une dizaine d’années, sont devenus une caste courue des publicitaires : on les appelle les "influenceurs". Ils sont suivis par des milliers, quand ce ne sont pas des millions d’abonnés, que l’on nomme ici des "followers".  

Problème cependant : ils vont partager non seulement du contenu informatif ou de divertissement, mais aussi leurs avis et recommandations, dans un mélange des genres qui n’existait jusque-là que sur les blogs. Autrement dit, les influenceurs ont inventé une nouvelle manière de faire de la publicité. Le temps où les spots télé ou papier étaient clairement identifiés est révolu. On vante désormais les mérites d’un produit sur les réseaux sociaux, sans toujours préciser qu’on a contracté un partenariat avec la marque qui vous rémunère.

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