Première enquête : les milliards envolés de Félix Houphouët-Boigny

Où sont passés les milliards de la fortune de Félix Houphouët-Boigny ?

A sa mort en 1993, la fortune de l’ancien président ivoirien est évaluée entre sept et onze milliards de dollars. Essentiellement issue de la production de cacao, l’ « or brun » de la Côte d’Ivoire, elle a été investie avec succès dans l’immobilier à l’étranger mais surtout en France. : « Houphouët-Boigny était quasiment l’un des principaux propriétaires de l’immobilier parisien » selon Antoine Glaser ex-rédacteur chef de la "Lettre du Continent" .

Ce « magot » suscite la convoitise – épouse, enfants et beaucoup d’intermédiaires français et ivoiriens - et la succession est, depuis plus de vingt ans, l’objet d’uneféroce bataille judiciaire . Ventes illégales de biens dénoncées par certains ayant-droits, plainte déposée par la veuve de l’ancien président ivoirien concernant l’essentiel de la fortune placée dans labanque suisse UBS. Une plainte qui vient d’être classée sans suite par le parquet de Paris. Mais l'avocat de la veuve d’Houphouët-Boigny s’apprête à déposer une nouvelle plainte afin qu’un juge d’instruction soit désigné.

Notre enquête révèle aussi que l’empire immobilier de Félix Houphouët-Boigny a longtemps été géré par l’actuelle première dame de Côte d’Ivoire : Dominique Ouattara . Dès les années 80, celle-ci se lance dans l’immobilier et entre dans le « premier cercle » de Houphouët-Boigny : honoraires fastueux, intense lobbying auprès des responsables politiques français. Madame Folloroux, devenue Madame Outtara en 1990, « est une femme d’affaires saisie par le démon de la politique » selon le journaliste Vincent Hugeux .

►►► L'enquête complète de Benoit Collombat à écouter et à lire ici

Deuxième enquête : Une mine d'or clandestine en Côte d'Ivoire

Aux alentours de Daloa, au cœur de la forêt, l’Etat cautionne, et organise l’exploitation illégale du sol par les orpailleurs.

Mine clandestine dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire
Mine clandestine dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire © @Antoine Giniaux/RF / @Antoine Giniaux/RF

Antoine Giniaux s'est rendu dans une desmines d’or clandestines de l’ouest de laCôte d’Ivoire . La mine 22. Les éboulements y sont fréquents et les galeries sont étayées artisanalement, avec des troncs d’arbres. Parfois jusqu’à une profondeur de trente mètres. Les mineurs y effectuent donc un travail dangereux pour lequel ils sont payés environ 200 euros par mois. Un salaire minuscule à l’échelle de la richesse produite : l’or est vendu 30€/gramme sur le marché international.

Alors qui sont ceux qui s’enrichissent sur le dos des mineurs et des petits propriétaires terriens spoliés ?

L’exploitation de ces mines d’or profite à un système mafieux de grande échelle – dénoncé par un rapport de l’ONU en avril 2015 - qui s’est développé durant laguerre civile de 2010-2011 et continue de prospérer aujourd’hui.

►►► L'enquête complète d'Antoine Giniaux et Benjamin Chauvin à écouter et à lire ici

Les légendes du web : propagande djihadiste, la contre-offensive numérique

GhostSecGroup
GhostSecGroup © Radio France / GhostSecurityGroup

Action publique, campagnes de hacking... mais aussi initiatives citoyennes : la lutte contre la présence numérique de l'organisation "Etat islamique" s'organise à tous les niveaux.

[►►►]()[ l]() a chronique complète d'Anne Brunel à écouter et à lire ici

Les liens

Une chronologie de la Côte d'Ivoire : 1958-2011

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