L'enquête -Le boom de l'espionnage économique

Des serveurs piratés par des concurrents peu scrupuleux : la mondialisation et le développement des nouvelles technologies ont changé la face de l’espionnage industriel. Aujourd’hui, hacker un serveur est devenu si simple que de nombreuses entreprises, y compris les grands groupes du CAC 40, y ont recours.

Un hacker en pleine action
Un hacker en pleine action © @Eye Ubiquitous / Rex Fe/REX/SIPA / @Eye Ubiquitous / Rex Fe/REX/SIPA

Ces hackers se voient ainsi proposer des sommes voisines de 50 000 euros en liquide pour pénétrer dans des serveurs. Mais des sociétés dites d’intelligence économique basées à l’étranger (Espagne, Suisse, Maroc ou Luxembourg) utilisent aussi des méthodes illégales pour satisfaire leurs clients. La montée en puissance sur le marché international de grands groupes turcs, brésiliens ou iranien s pourrait accentuer cette guerre économique souterraine.

L’espionnage industriel s’appuie aussi surla légalité pour prospérer : des groupes privés portent plainte contre des concurrents pour avoir accès à leurs contrats au nom du droit de la défense. Les Etats-Unis , enfin, sous couvert de condamner des sociétés étrangères au nom de la lutte anticorruption , imposent au sein de leurs états-majors des « monitors » : des personnes officiellement chargées de veiller à ce que la loi soit respectée, mais qui ont ainsi accès à tous leurs secrets.

L'enquête de Jacques Monin est à retrouver ici

L'interview : Le marché juteux de l’éducation

Couverture du livre d'Arnaud Parienty
Couverture du livre d'Arnaud Parienty © La Découverte / La Découverte

Dans un livre choc,Arnaud Parienty , professeur en science économique et sociale, dénonce les effets pervers de la marchandisation de l’éducation. Ces dix dernières années, il constate qu’une révolution est en cours, discrète mais rapide : l’essor vertigineux du marché des formations privées – depuis le collège jusqu’aux études post-bac - qui rapporte plusieurs milliards d’euros par an à ses promoteurs . Les parents, inquiets pour l’avenir professionnel de leurs enfants, n’hésitent plus, quand ils en ont les moyens, à dépenser des fortunes dans du coaching privé pour élèves en mal d’orientation, des cours particuliers, des stages linguistiques à l’étranger, ou des prépas à l’année .

Des officines privées vont jusqu’à s’installer à côté des universités pour attirer des étudiants souvent dépassés face au système universitaire : amphis géants, et absence de suivi individualisé. Les deux tiers des étudiants en médecine sont donc obligés de payer de 5000 à 10000 euros par an pour passer le cap du concours de la première année !

Si l’éducation en France est en théorie gratuite, elle est en passe de devenir payante. Et les frais de scolarité ne cessent de grimper. Une école de commerce, l’EDHEC , fait ainsi payer sa formation 45 000 euros pour trois années.

L'interview audio à retrouver ici

Les légendes du web : l'apocalypse de septembre 2015

Comment un vieux discours de Laurent Fabius provoque sur internet une vague de vidéos annonçant la fin du monde.

La chronique complète d'Anne Brunel à retrouver ici

La collision d'un planétoïde avec la Terre alors qu'elle était encore toute jeune
La collision d'un planétoïde avec la Terre alors qu'elle était encore toute jeune © Don Davis/NASA / Don Davis/NASA
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