L'enquête

par Pascale Pascariello

EPR de Flamanville 2
EPR de Flamanville 2 © EDF Alexis Morin /

Après près de 3 ans d’enquête, un procès va s’ouvrir les 21, 22 et 23 octobre prochain, au Tribunal correctionnel de Cherbourg, procès qui risque de ternir un peu plus l’image de l’EPR, le futur réacteur nucléaire en construction à Flamanville (Manche). Ce chantier dirigé par EDF accuse un retard de 4 ans et un surcoût de 5 milliards d’euros.

L’entreprise Bouygues, en charge du bétonnage et du ferraillage sur le chantier, est poursuivie pour avoir employé illégalement près de 500 ouvriers, polonais et roumains, via deux sociétés, Elco et Atlanco. En charge de l’enquête, les gendarmes de l’OCLTI, l’Office centrale de lutte contre le travail illégal, ont découvert que ces salariés avaient des salaires inférieurs au SMIC, des horaires très flexibles, pas de congés payés et ne bénéficiaient d’aucune couverture sociale.

Enquête sur l’une des plus grosses affaires de travail illégal mise à jour en France.

ASN Bouygues 1
ASN Bouygues 1 © Radio France / Pascale Pascariello

En juin 2011 ,les inspecteurs de l’Autorité de sûreté nucléaire signalent à Bouygues qu’ils ont constaté des situations de travail illégal sur le chantier.

ASN Bouygues 2
ASN Bouygues 2 © Radio France / Pascale Pascariello

L'invité : Christian Pellerin

par Matthieu Aron

La Défense passe à l'attaque
La Défense passe à l'attaque © Editions Calmann-Lévy /

Le nom de Christian Pellerin est associé à la construction de 50 000 logements et 3 millions de mètres carrés de bureaux principalement en France, à l'émergence du quartier de La Défense, à la réalisation du carrousel du Louvre avec l'architecte Ieoh Ming Pei, ainsi qu'à un surnom légendaire, celui de "roi de La Défense".

Poursuivi dans de très nombreuses affaires (Tour de La Défense - Scandale de la Société Générale - Financement du Parti Républicain), Christian Pellerin, après vingt ans de procédures judiciaires, a bénéficié de non-lieux. S'il a été condamné pour l'affaire de sa villa à Antibes, le promoteur immobilier n'en dénonce pas moins un acharnement judiciaire.

Il vient de publier "La Défense passe à l'attaque - itinéraire d'un bâtisseur" aux éditions Calmann-Lévy.

A la barre

La plaidoirie imaginaire de Jean-Paul Carminati, écrivain et avocat.

"Est-il normal en démocratie d'être condamné à perpétuité sans que les débats soient publics ?"

Un monde de rumeurs... de Margaux Duquesne

"La psychose Ebola gagne la France"

Ecole primaire Ancienne Mairie à Boulogne
Ecole primaire Ancienne Mairie à Boulogne © PHOTOPQR/Le Parisien / Philippe de Poulpiquet

Le 6 octobre 2014 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), trois parents ont refusé de mettre leur enfant à l’école primaire Ancienne Mairie ce lundi matin en raison de la présence dans ce groupe scolaire d’une fratrie de retour de Guinée, l’un des quatre pays touchés par le virus Ebola.

Il y a quinze jours, nous évoquions les rumeurs que le virus Ebola avait provoquées en Afrique. En France, aussi, nous assistons à un début de psychose…

Cette semaine, des parents d’élèves d’une école de Boulogne Billancourt ont refusé de confier leurs enfants à l’établissement, de peur de leur faire courir un risque d’attraper le virus Ebola. En effet, un élève d’une des classes revenait de Guinée. Il ne présentait aucun symptôme du virus, pas de fièvre, mais les parents ont estimé que les responsables de l’établissement auraient dû les en informer. Du coup devant l’école, les échanges ont été plutôt vifs.

Face à cette psychose qui n’a pas fini d’échauffer les esprits, le ministère de la Santé a décidé de sensibiliser davantage les Français. Il a par exemple rappelé l’importance de surveiller la température des personnes rentrant de zones où sévit l’épidémie. Il rappelle, cependant, qu’il n’y a pas besoin de mettre en quarantaine toutes les personnes correspondant à ce profil.

D’autres fausses-alertes ont été observées au Conseil Général de Toulouse, et à la DDASS, par exemple, en banlieue parisienne, où le bâtiment a été bouclé hier, avec une soixantaine de personnes à l’intérieur. A l’origine de cette mesure : un jeune Africain qui revenait de Guinée et présentait des symptômes grippaux.

Pas plus tard qu’aujourd’hui, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a fait une conférence presse pour démentir des cas de suspicion. Elle a précisé que sur 11 personnes qui ont subi le test, tous se sont révélés négatifs.

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