LSK : la nouvelle affaire DSK ?

Selon France Inter, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour escroquerie et abus de biens sociaux visant notamment Dominique Strauss-Kahn. Au cœur du dossier, LSK, le groupe qu'il présidait au Luxembourg jusqu'en octobre 2014. Deux hommes d'affaires ont porté plainte. Une enquête à retrouver dans Le Parisien Magazine.

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Capture d'écran du site DSK Partners
Capture d'écran du site DSK Partners © LSK / LSK

LSK c’était deux initiales : d’un côté Thierry Leyne , un homme d’affaires franco-israélien, et de l’autre, Dominique Strauss-Kahn . Les deux hommes voulaient créer un fond d’investissement de deux milliards de dollars.

Mais ce que notre enquête révèle c’est que LSK était un puits sans fonds, déficitaire et bourré de dettes. Sa principale filiale avait du mal à payer ses fournisseurs. Sa comptabilité n’était pas rigoureuse. Et pis : elle plaçait son argent dans ses propres filiales, ce qui faisait artificiellement gonfler la valeur des actions.

Dans le groupe LSK , on était plus que borderline, et le personnel en avait conscience, comme le confirme cette ex-salariée d’Assya Luxembourg :

On se disait qu’on ne voulait pas finir en prison à se voir apporter des oranges. A la fin, on en avait vraiment peur en fait

Après la faillite prononcée à l’automne 2014, la démission de DSK et le suicide de Thierry Leyne , il reste deux questions :

1 - Où sont partis les 100 millions d’euros que se disputent 156 créanciers ?

2 - Les ex-administrateurs, dont Dominique Strauss-Kahn, peuvent-ils être tenus pour responsable du fiasco ? C’est ce que va établir la brigade financière de Paris . L’avocat de DSK , Jean Veil , explique que son client n’avait aucun rôle opérationnel, et qu’il est lui-même victime. On aurait imité sa signature, affirme-t-il, sur des procès-verbaux de conseils d’administration

L'enquête complète de Jacques Monin à écouter et à lire ici

L'interview : Alain Hamon, pour son enquête sur les suicides dans la police française

Couverture du livre d'Alain Hamon
Couverture du livre d'Alain Hamon © Hugo&Cie / Hugo&Cie

Le journaliste Alain Hamon a emprunté le titre de son enquête sur les suicides dans la police française à une jeune policière qui a failli « se tirer une balle » dans la bouche après s’être enfermée dans les toilettes des vestiaires de son commissariat.

En 2014, on comptait pour toute la France 55 suicides de policiers. Et depuis début 2015, 37 autres sont passés à l’acte.

Un véritable fléau : il y a plus de policiers suicidés que de morts en service. La majorité des victimes utilisent leurs armes de service et agissent sur leurs lieux de travail, signant ainsi leurs gestes.

Ces drames dévoilent un profond malaise au sein de la police nationale

L'interview complète à écouter ici

A code ouvert : Aviation : les menaces de cyberattaques prises très au sérieux

Intérieur d'un avion de la Quatar Airlines, A350 XWB, Munich - 1 Octobre 2015
Intérieur d'un avion de la Quatar Airlines, A350 XWB, Munich - 1 Octobre 2015 © Stephan Goerlich/dpa/Corbis

La chronique complète de Margaux Duquesne à lire à et à écouter ici

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