L'enquête

par Jacques MONIN

seringue et dollars ok
seringue et dollars ok © Third Eye Images/Corbis

C’est ce que dénoncent plusieurs médecins et parlementaires au sujet d’un traitement contre la DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age). La sécurité sociale rembourse un médicament du laboratoire Novartis, le Lucentis , facturé 827 euros l’injection, alors qu’il en existe un autre du laboratoire Roche, l’Avastin , qui ne coûte que 30 euros.

Toutes les études montrent que les deux molécules ont une efficacité comparable, mais la direction générale de la santé refuse leur substitution depuis juillet 2012. Au risque de plomber les comptes de la sécu.

Lobbying efficace des deux laboratoires dont les intérêts économiques sont liés ? Syndrome post Mediator qui tétanise les autorités sanitaires ?

L'invitée : Violette Lazard

par Matthieu Aron

BIGmagouilles - UMP, où est l'argent ?"
BIGmagouilles - UMP, où est l'argent ?" © Editions Stock

L'affaire Bygmalion a fait l'effet d'un coup de tonnerre dans le paysage politique français. Avec une question de fond : Nicolas Sarkozy était-il au courant ? Cette affaire va-t-elle l'empêcher de se représenter en 2017 ?

La journalisteViolette Lazard a été la première à avoir accès à des sources lui permettant de révéler, dans Libération, l'un des plus gros scandales financiers et politiques de ces dernières années. Même Jean-François Copé s'est cru obligé de la remercier - notamment dans son dernier courrier aux militants - pour l'avoir informé des turpitudes de son parti.

Dans ce livre explosif, elle revient sur les coulisses de l'affiare à travers des confidences, des témoignages et des documents inédits, et décortique, preuves à l'appui, le système opaque des finances de l'UMP.

A la barre

La plaidoirie imaginaire de Jean-Paul Carminati, écrivain et avocat

"SEQUENÇAGE ADN LOW COST"

La prévision de votre santé par les tests ADN, Mesdames et Messieurs les auditeurs, coûte aujourd’hui moins de 800 €.

On peut maintenant décrypter la carte d’identité biologique complète d’un individu, en moins de 24 heures et pour moins de 800 euros.

C’est le séquençage low cost de l’ADN, le scannage de toutes les caractéristiques et potentialités génétiques d’un être humain.

C’était inaccessible il y a dix ans car 100.000 fois plus cher et 3.000 fois plus long.

Aujourd’hui, la Société américaine "Illumina" le propose en 24 heures pour moins de 800 euros.

Il suffit d’un peu de salive ou d’un cheveu... (...)

Un monde de rumeurs... de Margaux Duquesne

"PHEME : un outil qui traque les rumeurs"

Et si on créait un logiciel capable de nous dire rapidement si oui ou non une information sur Internet est vraie ? C’est le pari un peu fou d’un groupe de chercheurs, à l’origine d’un projet baptisé PHEME, du nom de la déesse grecque des rumeurs, qui ébruitait les ragots. Ce projet est financé par l’Union Européenne.

PHEME regroupe au total cinq universités européennes et quatre entreprises privées, dont le magazine Swissinfo. La journaliste Géraldine Wonk Sak Hoi est responsable de ce projet au sein du journal suisse. Elle nous explique, en quelques mots, comment est née cette idée de créer un "vérificateur de rumeurs" : "En 2011, des chercheurs anglais, désormais impliqués dans le projet, ont suivi de près les émeutes en Angleterre, lorsque les jeunes se sont affrontés à la police, dans les grandes villes. Il y a avait tant de rumeurs sur les médias sociaux que les médias et le public ne savaient pas à qui ils pouvaient faire confiance. C’est là que l’idée est née de collaborer avec des experts dans plusieurs domaines;"

Les journalistes qui participent à ce projet vont servir d’étude de cas. Ils vont identifier une rumeur, autour d’une grande actualité, comprendre comment elle se propage, puis livrer le fruit de leur travail aux autres partenaires, spécialisés eux dans les nouvelles technologies, pour qu’ils créent, avec tout ça, une sorte d’algorithme.

On pourrait croire, que ces chercheurs sont en train de créer des robots pour remplacer les journalistes... Ce n’est pas vrai : PHEME est plutôt à voir comme un outil qui permet aux journalistes de gagner du temps, pour regrouper, trier et utiliser ces grandes quantités de données en temps réel.

PHEME ne s’adresse pas uniquement aux journalistes. Il pourrait aussi bien servir aux hôpitaux, aux services gouvernementaux, aux entreprises… Plus largement, tout le monde aura accès à cette plateforme, qui permettrait, par exemple, d’éviter que des paniques se répandent à cause de fausses rumeurs, ou encore d’observer, sur une carte interactive, les zones géographiques où sont propagées telle ou telle rumeur.

PHEME n’est pour l’instant que théorique et verra le jour en 2016. En attendant, on voit déjà apparaître sur la toile des sites un peu dans le même esprit. Le site Emergent.info, par exemple piste la dissémination des rumeurs du moment, en précisant à chaque fois, si ces rumeurs sont "non vérifiée", "confirmée vrai" ou "confirmée fausse" .

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