Le 1er décembre 1944 , l’armée française encercle le camp militaire de Thiaroye , au Sénégal...

L'enquête : Massacre de Thiaroye, le grand camouflage

Le 1er décembre 1944 , l’armée française encercle le camp militaire de Thiaroye , au Sénégal . Des tirailleurs sénégalais y attendent leur démobilisation, après avoir combattu sous l’uniforme français durant toute la guerre. Ils réclament le paiement de leur solde qui ne leur a pas été versée pendant l’Occupation. L’armée leur tire dessus. Bilan annoncé : 35 morts et 35 blessés.

Officiellement, il s'agissait de la riposte nécessaire à une rébellion armée. Une mascarade et un mensonge d’Etat pour les historiens qui se sont plongés dans les archives et les ont épluchées. Comme Armelle Mabon :

Ils ont construit des pièces à charge pour camoufler la spoliation, le massacre, l’étendue du nombre de victimes

Même constat chez le général André Bach , ancien responsable des archives militaires au fort de Vincennes :

La version présentée dans les archives qui sont conservées est une version qui ne tient pas la route !

Une vérité historique que certains enfants des tirailleurs africains de Thiaroye réclament toujours comme Yves Abibou , qui a saisi la Cour de cassation pour que son père soit réhabilité. Mais le 14 décembre 2015, la justice a refusé de rouvrir le dossier…

►►► L'enquête complète de Benoît Collombat à écouter et à lire ici

L'interview : Yvan Stefanovitch pour "Rentiers de l'Etat"

Comment gagner pas mal d'argent aux frais du contribuable, sans faire grand-chose et sans aucune obligation de résultat ? Le journaliste Yvan Stefanovitch propose un inventaire de toutes ces fonctions occupées par des hauts fonctionnaires, des élus, des personnalités de la société civile. Des niches dont certains profitent pour lancer ou soigner une carrière politique. Une contribution éclairante pour un débat de plus en plus brûlant juste après les élections régionales de décembre 2015 : comment faire de la politique autrement ?

►► L'interview complète d'Yvan Stefanovitch à écouter et à lire ici

A code ouvert : jusqu'où les entreprises participent-elles à la lutte antiterroriste?

Air France
Air France © YOAN VALAT/epa/Corbis

Vigilance citoyenne ou dérive sécuritaire ? Après les attentats du 13 novembre 2015, plusieurs entreprises ont mis en place des systèmes de surveillance de leurs salariés, afin de vérifier qu’ils ne se radicalisent pas. Les moindres signes suspects sont répercutés à la direction qui elle-même peut avertir les forces de police. LaCGT met en garde contre une possible dérive sécuritaire. Margaux Duquesne est allé voir ce qui se fait Chez Veolia, aux Aéroport de Paris et à la RATP .

►►► la chronique complète de Margaux Duquesne à écouter et à lire ici

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