Première enquête : Arnaque à la Sécu

Dans son dernier rapport daté du 15 septembre 2015,la Cour des Comptes dénonce notamment une pratique frauduleuse généralisée à la Sécurité Sociale dans les maisons de retraite

Séance de kiné individuelle dans une maison de retraite
Séance de kiné individuelle dans une maison de retraite © Durand Florence/Sipa / Durand Florence/Sipa

Le mécanisme est simple. Des soins fictifs sont facturés ou de vrais soins surfacturés. La Cour épingle certains professionnels de santé indélicats qui profitent de la fragilité des personnes âgées, notamment des kinésithérapeutes et des orthophonistes.

L’enquête de terrain de Laetitia Saavedra à travers la France recoupe les constatations de la Cour. Les témoignages sont accablants : des actes de kiné facturés à la Sécu alors que la résidente d’un EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) se trouve au même moment à l’hôpital. Ou encore des visites-éclairs du kiné – cinq minutes avec la patiente – alors que la durée d’une séance de masso-kinésithérapie est de trente minutes selon la nomenclature des actes professionnels.

La CNAM - Caisse Nationale d'Assurance Maladie - connait l’existence de ces fraudes mais avoue son impuissance à surveiller chaque professionnel de santé libéral.

Et la loi du silence est parfois la plus forte : de nombreuses familles préfèrent se taire sur les fraudes plutôt que de voir leurs vieux parents subir des pressions qui peuvent aller jusqu’à la rupture du contrat d’hébergement.

Une enquête de Laetitia Saavedra à lire et à écouter ici

Deuxième enquête : Vigipirate, la police à bout de souffle

C’est l’un des dossiers les plus sensibles actuellement sur le bureau duministre de l’Intérieur. Comment assurer pleinement la sécurité lors des grands événements prévus dans les prochains mois, comme laconférence climat oul’Euro 2016 ? Huit mois après le renforcement du plan Vigipirate , et en pleine crise des réfugiés, lapolice française est au bord de l’implosion.

Vigipirate à Dijon
Vigipirate à Dijon © Tardivon Jean-Christophe/Sipa / Tardivon Jean-Christophe/Sipa

D’abord il n’y a pas assez de policiers : la RGPP – Révision Général des Politiques Publiques - est passée par là avec la suppression de 13 000 postes depuis 2006. Il y a eu, certes, un renfort des militaires – 10 500 déployés en Ile-de-France – mais la surveillance n’est pas leur métier….

Ensuite, les policiers sont épuisés et au bord du burn out. Un exemple criant : les agents duService de la Protection (ex Service de Protection des Hautes Personnalités) qui enchaînent les nuits sans dormir, les semaines sans repos et sans formation. 1,3 millions d’heures supplémentaires rien que pour ce service ! Pour calmer la situation, la place Beauvau a promis des agents en renfort, mais malgré ça, une quinzaine de policiers pourrait déposer une plainte pour mise en danger de la vie d’autrui.

Les policiers sont aussi déprimés par la perte de sens de leur profession : le gardiennage des lieux sensibles – un des objectifs de Vigipirate – n’est pas leur cœur de métier.La lutte antiterroriste , considérée comme la priorité, a éclipsé certaines missions de la police sur la voie publique.

L'enquête complète d'Elodie Guéguen, à écouter et à lire ici

Les légendes du web : L'opération Jade Helm ou le spectre de la dictature démocrate

Le camp d'entraînement militaire de Swift au Texas surveillés par des "citoyens vigilants"
Le camp d'entraînement militaire de Swift au Texas surveillés par des "citoyens vigilants" © Jay Janner/AP/SIPA / Jay Janner/AP/SIPA

La chronique complète d'Anne Brunel à écouter à à lire ici

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