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Eolienne © DR

L'enquête

Reportage signé Claire Chaudière

Le Service central de prévention de la corruption tire la sonnette d'alarme. Le SCPC dénonce des dizaines d'affaires de prise illégale d'intérêts autour de l'éolien. Le nord, le sud, le centre, l'est : toute la France est concernée alors que le gouvernement prévoit de doubler le parc éolien existant d'ici 2020.

Le reportage de Claire Chaudière se situe au coeur d'une petite commune rurale de Basse-Normandie. Direction Saint George d'Annebecq, 140 habitants, dans l'Orne, aux portes du Pays d'Auge, où plusieurs élus d'un même conseil municipal ont été poursuivis pour prise illégale d'intérêts. Entre amertume et confidence, les habitants de cette commune déchirée par un projet éolien racontent.

Selon le SCPC, le Service central de prévention de la corruption (qui dépend du ministère de la Justice), le cas de Saint George d'Annebecq ne serait pas un cas isolé. En effet, de nombreux maires et conseillers municipaux français agiraient illégalement : ils votent, donnent leur feu vert à l'implantation d'éoliennes sur leur commune tout en ayant un intérêt personnel dans le dossier. Ils toucheront parfois des loyers pour avoir accepté l'installation d'une éolienne sur leur propriété privée. Un véritable revenu supplémentaire pouvant aller de 1.000 à 10.000 euros par an.

Pour les associations opposées à la filière éolienne, c'est toute une industrie qui est en train de se construire sur des bases illégales et des conflits d'intérêts. Les élus attaqués dénoncent de leur côté des poursuites abusives et clament leur bonne foi. Quant aux promoteurs éoliens, ils ne veulent pas faire les frais de ce qu'ils jugent être avant tout une croisade politique contre l'éolien.

0800 005 696, le numéro vert "anti-djihad" :

des familles dénoncent un manque de soutien des autorités.

Loïc Garnier 1
Loïc Garnier 1 © DR Loïc Garnier

Depuis qu’il a été mis en place à la fin du mois d’avril 2014, le numéro vert "anti-djihad" a reçu près de 400 signalements. Dans 40 % des appels, des familles s’inquiètent du départ possible d’une jeune fille pour la Syrie. Cette plateforme téléphonique fonctionne avec des réservistes de la police nationale (3 en permanence par jour). Au bout du fil les familles échangent donc avec d’anciens policiers (des spécialistes du renseignement qui ont reçu une formation spécifique). Si ce dispositif est considéré comme un succès par le ministère de l’intérieur, certaines familles, elles, ont le sentiment d’être plus interrogées que soutenues psychologiquement.

Laetitia Saavedra a recueilli le témoignage de Jonathan -sa jeune sœur est partie en Syrie en mars dernier- et a interrogé Loïc Garnier , le patron de L’UCLAT (L'Unité de Coordination de la Lutte Antiterroriste) qui supervise l’ensemble des signalements.

A la barre

La plaidoirie imaginaire de Jean-Paul Carminati, écrivain et avocat

"la sécurité nucléaire"

Le mensuel "Science et Vie" de ce mois de septembre publie une enquête sur les scénarios d’accident nucléaire de type Fukushima ou Tchernobyl en France.

L’état des lieux de notre impréparation est alarmant : notre dernier plan de secours date de 1978 … 8 ans avant Tchernobyl.

En cas d’accident en France, il faut attendre 2019 avant qu’un système d’alarme général soit opérationnel…

En attendant, écoutez la chronique de Maître Carminati.

Un monde de rumeurs... de Margaux Duquesne

Ebola : les rumeurs dévastatrices

Un grand nombre de rumeur courent autour du virus Ebola. Les premières cibles de ces rumeurs, ce qui peut paraître paradoxal, sont les équipes humanitaires, celles qui sont intervenues en Afrique de l’Ouest.

Leur matériel, leurs équipements, les pulvérisateurs ultra-modernes… ont suscité tous les soupçons de la part des populations. Une vraie psychose.

Ecoutez Brigitte Vasset, directrice adjointe du département médical de Médecins Sans Frontières :

C'est un véritable choc des cultures… D’ailleurs, les équipes humanitaires sur place travaillent avec des anthropologues. Le problème est que le virus Ebola s’est répandu dans tellement de zones, si rapidement, qu’il n’y avait pas assez d’anthropologues. D’où, souvent, une véritable incompréhension avec la population locale : et des consignes sanitaires n’ont pas pu être appliquées, regrette Brigitte Vasset :

Plus grave encore, le 16 septembre dernier, une délégation anti-Ebola était venue sensibiliser les villageois, dans le sud-est de la Guinée. Huit personnes de cette délégation ont été lynchées à mort, par un groupe qui a surgit en pleine réunion d’information : le groupe qui pensait que cette délégation venait pour les exterminer…

Les rumeurs peuvent donc aboutir à des gestes irréversibles : c’est la logique du bouc-émissaire. Dans cette guerre contre Ebola, où l’ennemi est invisible, la rumeur désigne un coupable idéal.

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