La réduction de la biodiversité favorise l’émergence de nouveaux virus qui se transmettent de l’animal à l’homme. Cette nouvelle donne contraint biologistes, médecins et vétérinaires à travailler ensemble pour prévenir de futures épidémies.

En Papouasie-Nouvelle-Guinnée, la tribu Yangoru Boiken attrape les chauves-souris en plaçant d'énormes filets pour piéger les animaux lorsqu'ils volent la nuit.
En Papouasie-Nouvelle-Guinnée, la tribu Yangoru Boiken attrape les chauves-souris en plaçant d'énormes filets pour piéger les animaux lorsqu'ils volent la nuit. © Getty / Timothy Allen

En octobre 2019 un groupe de 22 experts internationaux de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) alertait en ces termes : "On estime à 1,7 million le nombre de virus 'non découverts' actuellement présents dans les mammifères et les oiseaux, dont 827 000 pourraient avoir la capacité d'infecter les êtres humains."

La perte de biodiversité : une aubaine pour les nouveaux virus

Parmi les causes de nouvelles maladies : la perte de biodiversité. Si elle trouve, comme toutes les pandémies, son origine dans des microbes portés par des animaux, la Covid-19 doit son émergence à l’intensification des activités humaines. Les changements dans la manière dont nous utilisons les terres, l'expansion et l'intensification de l'agriculture, ainsi que le commerce, la production et la consommation non durables augmentent les contacts entre la faune sauvage, le bétail, les agents pathogènes et les êtres humains. C'est un chemin qui conduit droit aux pandémies.

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Après la Covid-19, d’autres virus d’origine animale en embuscade ? Une enquête d'Anne Brunel, de la cellule investigation de Radio France.

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