Des chercheurs de l’Inserm ont découvert a posteriori des anticorps à la Covid-19 dans 13 prélèvements sanguins effectués entre novembre 2019 et janvier 2020. Ces Français, contaminés bien avant le déclenchement de l’épidémie en Chine, s’expriment pour la première fois.

Les premiers témoignages des Français contaminés par le SARS-CoV-2 bien avant le patient zéro
Les premiers témoignages des Français contaminés par le SARS-CoV-2 bien avant le patient zéro © Radio France / Nicolas Dewit

Ils n’en reviennent toujours pas. Quand on leur a fait un prélèvement de sang en novembre et décembre 2019, ils étaient loin de se douter qu’ils étaient porteurs du SARS-CoV-2, et qu’ils deviendraient les premiers Français contaminés bien avant le déclenchement de l’épidémie. C’est en effet près d’un an plus tard, en septembre 2020, qu’ils ont appris qu’ils avaient été infectés. Le professeur Fabrice Carrat, directeur de l’Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique (Inserm, Sorbonne Université), a eu l’idée d’analyser 9 000 échantillons de sang prélevés sur des participants de la cohorte Constances.

Les échantillons ont donc été testés, ce qui a permis d’identifier 176 cas positifs. Un second test, réputé fiable et plus spécifique, a ensuite permis d’éliminer les faux positifs pour n’en retenir plus que treize, dont une dizaine qui avaient été prélevés en novembre et décembre 2019 (voir ici le rapport de l’étude publiée le 6 février 2021). Puis, les personnes ont répondu à des questionnaires, qui ont permis d’en savoir plus sur les circonstances de leur infection. 

Ces "vrais" positifs, contaminés par le SARS-CoV-2 bien avant le début de l'épidémie, témoignent pour la première fois.

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