Jeune femme volant à l'étalage
Jeune femme volant à l'étalage © Simon Marcus/Corbis

La plupart des gens rentrent dans les magasins pour acheter, certains - ils sont rares mais ils existent - entrent pour voler. Le vol ou la « démarque inconnue » est un business, pas seulement pour les voleurs mais aussi pour les entreprises de sécurité. Pour elles aussi, quelque part, la propriété, c’est le vol. Et pour contrer ces vols, les consommateurs croisent des personnages devenus familiers du quotidien : les vigiles. On leur parle rarement, et pour la première fois, l’un d’entre eux témoigne dans Service Public ce matin.

Avec :

-Gauz, écrivain, cinéaste, « observateur social », auteur de Debout-Payé , ed. Le Nouvel Attila.

-Patrice Bahuaud, directeur général de Checkpoint Systems.

-Linda Kebbab, fonctionnaire de police, déléguée syndicale Unité SGP Police.

Nous attendons vos questions et vos témoignages au 01 45 24 7000, sur le site de France Inter, franceinter.fr et sur twitter : .

l'édito de Guillaume Erner

Je suis un peu extralucide. Je puis déjà vous annoncer que demain, dans vos médias, vont se multiplier les reportages consacrés à la rentrée. Il y aura « ma première fois à l’école », « ma première fois à l’école avec mon enfant », « ma première fois à l’école en tant qu’enseignant ». Tout le monde tremblera, les enfants, les parents et les enseignants, une nouvelle version de « la France a peur » avec ses micro-trottoirs illustrant la rentrée scolaire. C’est qu’il y a quelque chose d’effrayant dans cette rentrée scolaire, non pas les nouveaux rythmes, ni même les notes qui vont commencer à tomber et qui pourraient être mauvaises. Non, ce qu’il y a d’effrayant, ce n’est pas l’entrée à l’école, mais l’entrée dans la société. Demain l’enfant, le parent et l’enseignant seront retirés à la famille pour être projetés dans la grande collectivité des visages inconnus. La voilà, la signification de ce rite, ce rite de rentrée scolaire, et de ce marronnier médiatique qui fleurit avant que les feuilles de marronnier ne tombent : nous rappeler que nous vivons en société. Les vacances sont finies, terminé le cocon ouaté et les jours oisifs passés avec des autres choisis : voici le débarquement de ces autres anonymes. Face à la rentrée, plus on est grand, plus on a peur…. C’est parce que la rentrée rappelle aux adultes que la société existe, qu’ils en ont si peur – le poids du cartable, c’est le poids de la société . Voilà pourquoi, en sortant de l’école, c’est du Prévert, en rentrant à l’école, c’est l’enfer .

le reportage d'Antoine Ly

Lorsqu’on parle de vol à l’étalage, certains imaginent tout de suite un jeune, peut-être avec une capuche, voire un étranger. Le voleur qu'Antoine a rencontré ne ressemble en rien à toutes ces caractéristiques.

Il s’appelle Robert. Cet homme de 61 ans, vit en région parisienne. Il a toujours plus ou moins volé dans les grandes enseignes. C’est un voleur qui assure respecter certaines règles dans les délits qu’il commet.

Antoine l'a accompagné dans un grand magasin de bricolage avec un micro caché.

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